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158 articles avec pays lointains

Eloge d'Arcachon hors-saison

Publié le par TSF36

Cela peut ressembler à un oxymore étant donné qu’Arcachon se proclame fièrement la ville des quatre saisons.  Mais hors saison estivale, débarrassée des hordes de juilletistes et d’aoutiens, cette belle ville est vraiment digne d’éloges. Le septembrien peut alors s’y aventurer sans stress.

Arcachon est une « ville nouvelle » créée en 1857 siècle sur des dunes de sable plus ou moins fixées par des pins maritimes. Son climat doux et son air exceptionnel où l’iode se mêle à l’essence de pin en fit une destination très courue par les malades et les bien portants. Le bassin d’Arcachon est comme une petite Méditerranée où l’eau est plus chaude que celle de l’Atlantique. Il n’y gèle jamais et une végétation luxuriante s’y épanouit. Les rues sont bordées de lauriers roses en pleine terre, et pas comme chez nous en pots qu’on rentre pour l’hiver.

La ville d’été, qui s’étend parallèlement au front de mer est d’une propreté parfaite avec ses façades blanches ornées de boiseries tarabiscotées. La place des halles, bien que très moderne, est parfaitement intégrée aux constructions plus anciennes. D’ailleurs, ici le terme « ancien » est relatif puisqu’on ne trouvera rien d’antérieur au XIX è siècle, donc pas de cathédrale gothique, pas d’église romane, même pas une maison médiévale à pans de bois !

Mais le clou d’Arcachon est la « ville d’hiver » avec ses villas toutes différentes et toutes plus étonnantes les unes que les autres (et inversement). Ici, les architectes avaient laissé libre cours à leur fantaisie la plus débridée et avaient construit dans tous les styles qui étaient à la mode au XIX è et au début du XX è siècle. Vu qu’il n’y avait rien sur les hauteurs de cette dune déserte, il n’y avait pas de plan d’urbanisme ni de style à respecter. On s’en est donc donné à cœur joie dans le style néo gothique, le mauresque, l’exotique, le chalet suisse, l’art déco, l’étrange et le bizarre… Les rues furent même tracées en forme de courbes, afin de briser le souffle du vent. Ce délire architectural est un vrai bonheur pour le photographe.

Après s’être repu de curiosités architecturales, il est temps de redescendre vers le front de mer qui est sans conteste le centre de gravité d’Arcachon avec sa jolie plage, ses jetées blanches, ses alignements de tamaris et de pins maritimes, ses enfilades de terrasses de restaurants où les tables croulent sous les poissons et les fruits de mer, pour le grand bonheur de la foule cosmopolite attablée jusque tard dans la soirée.

C’est une étrange sensation que de déambuler sur ce merveilleux front de mer plein de vie, pour quelqu’un qui habite toute l’année dans une ville morte, où on ne voit pas un chat dans les rues après 19 h.

Un séjour à Arcachon, est un merveilleux remède à la morosité pour le plus ronchon des berrichons …

Arcachon en septembre

Publié dans Pays lointains

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Aléatoire ?

Publié le par TSF36

Aller à Thouars, ça peut être au hasard... Mais parfois on y va exprès pour voir, suite à la description élogieuse qu'en fait guide du Routard. Thouars, c’est une petite ville méconnue, située dans un département tout aussi méconnu : les deux Sèvres. C'est pourtant une ville labelisée "Art et histoire" avec plein de vieilles pierres à chaque coin de rue, un site splendide et plein de verdure et de fleurs. Et quel calme ! pas l'ombre d'un touriste ! 

J’avais toujours rêvé d’aller à Thouars. Maintenant ce rêve raisonnable est réalisé.

Voici quelques images en couleurs de cette ville magnifique, à l’intention de ceux, parmi mes lecteurs, qui ne savent pas lire !

PS Une bonne adresse pour se restaurer : Le Trait d'Union, place Saint Médard, un petit restaurant avec agréable terrasse en plein centre-ville. Plats magnifiquement présentés à base de produits frais (pas de conserves à Thouars !) 

Publié dans Pays lointains

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Bref exil à Oléron

Publié le par TSF36

Ah ! Voilà enfin une île facile ! me disais-je en parcourant le superbe pont gratuit qui relie Oléron au continent. Ce n’est pas comme Belle-Ile en mer, où non seulement il faut faire une longue et coûteuse traversée en bateau à partir de Quiberon, mais où en plus il faut se garer à des kilomètres du port d’embarquement et faire le trajet en bus. Autant Belle Ile en mer est compliquée (au point même d’y renoncer), autant Oléron est facile !

D’ailleurs toutes les iles en général devraient être reliées au continent par un pont ; cela simplifierait tellement la vie des touristes !

Ainsi donc, une fois passé le pont sans coup férir et sans bourse délier, on arrive à la première ville, Château d’Oléron, un petit bourg fort animé le dimanche matin car c’est jour de marché. Ouf, on craignait d’atterrir sur une île déserte ! Il y a une jolie citadelle avec des remparts et des fortifications (merci Monsieur Vauban) et en contrebas des jolies cabanes de pêcheurs repeintes de couleurs vives, servant maintenant d’ateliers d’artisans. La petite ville est charmante avec ses maisons blanches blotties le long de rues étroites où prospèrent les roses trémières jaillies comme par miracle des trottoirs sans terre.

La grande capitale, Saint Pierre d’Oléron n’est pas vraiment une mégapole tentaculaire. On trouve immédiatement un parking ombragé et gratuit à l’entrée de la ville qui se résume principalement à une belle rue piétonne, très commerçante et animée, où se trouvent quelques terrasses de restaurants fort sympathiques où on peut déguster d’excellentes huîtres (pas en conserve) accompagnées d’un verre de blanc local (un petit vin de pays mais qui, dans son contexte, semble délicieux)

Une petite halte à Boyardville s’impose ensuite, afin de contempler de loin le fameux Fort Boyard dont la télé nous rebat les oreilles depuis des lustres. Bon, voilà c’est fait.
Passons maintenant aux choses sérieuses en filant à l’extrême nord de l’île où se dresse, dans un décor de fin du monde, le phare de Chassiron. Là, par contre il faut payer 3 roupies charentaises pour accéder à la plateforme et il n’y a même pas d’ascenseur … Heureusement, pour ce prix la descente est incluse ! De là haut la vue est bien sûr imprenable et le regard embrasse un panorama à couper le peu souffle qui vous reste après cette ascension. Le jardin qui est au pied du phare est remarquable avec sa géométrie en forme de rose des vents.
Restait à voir, dans ce bref survol d’Oléron,  le lieu incontournable, la merveille des merveilles : le port de la Cotinière, où même en juin s’agglutinent les hordes de touristes. C’est vrai que l’endroit est pittoresque et charmant avec ses bateaux colorés et ses poissonneries ouvertes le dimanche après-midi, avec ses innombrables boutiques et restaurants à touristes. Il est cependant un endroit calme : la petite église, de style moderne dont il faut pousser la porte afin d’admirer l’intérieur très sobre et les vitraux abstraits aux couleurs vives.


Après cet aperçu très incomplet d’Oléron (qui est tout de même une grande île) il ne reste plus qu’à retraverser le pont, au même prix qu’à l’aller et à regagner le continent tout proche. Mais vu qu’Oléron n'est pas une île compliquée, il sera toujours loisible d'y revenir afin d’en cerner un peu mieux la personnalité et de répondre enfin à cette grave question qui fait tant couler d’encre et de salive : Quelle est la différence entre Ré et Oléron ?

 

Oléron

Publié dans Pays lointains

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Eloge de Royan

Publié le par TSF36

Royan était jadis une magnifique station balnéaire, avec de grands hôtels majestueux, de belles villas de style Napoléon III, art nouveau, art déco. Et puis un triste jour de janvier 1945, afin de libérer Royan des occupants,  les alliés déversèrent des tonnes de bombes sur la ville qui fut détruite à 80 %. Ces bombardements ne servirent à rien et on reconnut bientôt que c’était une erreur. Ben oui, l’erreur est humaine ! Une intéressante exposition au Musée de Royan est consacrée à cette lamentable tragédie.

Cela valut à Royan d’être presque entièrement reconstruite au début des années 1950 en s’inspirant de l’architecture moderniste de l’époque. On peut aimer ou pas le style cubiste et le béton, mais il faut reconnaître que Royan est une ville unique en son genre. Le monument emblématique est l’église Notre Dame, vaste vaisseau de béton brut  qui domine la ville. Certes, ça a de la gueule, mais hélas il est actuellement impossible de la visiter car elle est en cours de consolidation. Le béton, ça vieillit très mal, d’autant plus que la construction s’est faite à la hâte et à l’économie et il y aura un sacré boulot pour la conserver en état.

J’ai bien aimé les villas du plus pur style 50 de forme épurée, peintes en jaune canari ou bleu ciel, avec escaliers apparents en spirale. Un dépouillement qui ne manque pas de charme.

Les halles sont chouettes aussi, avec leur dôme en forme de coquille stylisée.

J’ai nettement moins aimé le Front de Mer, avec ses arcades où pullulent les magasins pour touristes et les restaurants de malbouffe. Mais il faut reconnaître que ce grand ensemble monumental a une courbe élégante face à la plage.

Il reste néanmoins un certain nombre de villas d’avant guerre, du style de celles qu’on peut voir à Dinard avec des toits pointus et des clochetons. Certaines sont très belles et méritent de lever le nez.

De Royan à Saint Palais sur Mer il n’y a que quelques encâblures et il serait dommage de ne point s’y rendre. Le sentier des douaniers longeant l’estuaire de la Gironde est une promenade magnifique qui permet d’admirer une côte aux rochers étranges (dont le fameux pont du diable) et de voir un certain nombre de carrelets (grandes épuisettes perfectionnées surplombant la mer). Et, cerise sur le gâteau, on voit au loin le célèbre Phare de Cordouan, le plus ancien des phares français…

Royan, la ville la plus fifties de France.

Publié dans Pays lointains

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