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158 articles avec pays lointains

Eloge d'Yvoire et du Léman

Publié le par TSF36

Le Lac Léman est sensiblement plus grand que le Lac d’Eguzon. C’est une « presque mer », en fait, comme on peut le constater sur ses rives où de grosses vagues viennent mourir, où une brise marine vient opportunément rafraîchir une torride journée de juin. Il ne manque que les parfums de sel et d’iode pour que l’illusion soit parfaite.

Le petit village d’Yvoire a même quelque chose de breton, avec son petit port de pêche, son port de plaisance et son embarcadère pour les gros bateaux qui sillonnent le lac, reliant les deux rives suisse et française. Le Léman unit les deux pays plus qu’il ne les sépare.

Comme en Bretagne, les hortensias prospèrent et sont magnifiques à cette saison. Par contre les maisons ont un aspect bien savoyard, avec leurs balustrades en bois, dégoulinantes de géraniums.

La petite église avec son clocher à bulbe a une particularité bien sympathique : un cadran solaire où figure la devise épicurienne « Carpe Diem », une philosophie assez éloignée du christianisme !

Après avoir déambulé dans les rues, après avoir exploré tous les recoins du village, le lieu incontournable à visiter est le Jardin des 5 sens, un véritable enchantement multi sensoriel pour les nuls , et passionnant pour les botanistes pointus.

Comme tous les villages hyper touristiques, Yvoire n’échappe pas à l’envahissement, mais ce n’est rien par rapport à Annecy et ça reste parfaitement supportable. Il y a une densité impressionnante de restaurants qui semblent tous être de qualité, mais avec tarifs en conséquence.  Donc a priori pas de malbouffe ni de pièges à touristes en ces lieux bénis par les dieux. Eugène Lemaigre recommande particulièrement le « Pré de la Cure » avec sa terrasse ombragée donnant sur le Lac, où on peut déguster la fameux Féra du Léman, un poisson à la chair très fine, introuvable ailleurs. Quel bonheur de trouver enfin un restaurant savoyard sans fondue ni raclette !

On quitte à regrets Yvoire, charmant séjour lacustre où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté …

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Impressions d'Annecy, la Venise de Savoie

Publié le par TSF36

Quand on va à Annecy, on s’attend à y voir le célèbre Palais de l’Isle qui figure sur toutes les cartes postales. Ce serait la moindre des choses.

Hélas, cette année, le susdit Palais était caché par des bâches et des échafaudages, sous prétexte de restauration. C’est un scandale !

A propos de restauration, un second motif de mécontentement : pourquoi les nombreux restaurants de la ville s’obstinent-ils à proposer des fondues, raclettes, tartiflettes, diots et gratins de crozets en pleine période de canicule ? Qui aurait l’idée de commander une fondue par une température de 35° ? Peut-être quelques touristes japonais qui ne comprennent rien au menu non traduit dans leur langue …

A propos de touristes, on croit ne pas avoir à les subir en venant au mois de juin. Erreur ! ils sont déjà là en troupeaux, se pressant le long des quais armés de perches à selfies afin de gâcher les vues pittoresques. L’inventeur de la perche à selfies devrait être pendu !

Ceci dit la vieille ville d'Annecy est pleine de charme avec son absence d’automobiles, avec ses maisons roses et ocre jaune (les couleurs sardes) se mirant dans le Thiou où barbotent les cygnes, avec ses passerelles fleuries de géraniums, avec ses ruelles pavées et ses passages voûtés, avec ses fraîches arcades abritant les terrasses des restaurants, avec ses boutiques de glaces artisanales proposant mille parfums (mais pas le parfum tartiflette), avec son marché du dimanche matin, plein de vie et de senteurs, avec quelques beaux immeubles Art Déco, avec son chapelier qui se nomme Pochat (ça ne s’invente pas) avec son joli château en surplomb et surtout avec son lac de couleur émeraude, que sillonnent les bateaux petits ou gros, dans son cadre de montagnes que le couchant rosit.

La ville, la montagne, la mer (ou presque) tout ça réuni dans un paquet cadeau. Elle est pas belle la vie à Annecy ?

En tout cas ce n'est pas Argenton sur Creuse, la Venise du Bas Berry qui fera ombrage à celle de Savoie !

Impressions d'Annecy, la Venise de Savoie
Impressions d'Annecy, la Venise de Savoie
Impressions d'Annecy, la Venise de Savoie
Impressions d'Annecy, la Venise de Savoie
Impressions d'Annecy, la Venise de Savoie
Impressions d'Annecy, la Venise de Savoie
Impressions d'Annecy, la Venise de Savoie

Publié dans Pays lointains

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Eloge du charbon propre (clean coal)

Publié le par TSF36

Crétin ! (moron !)

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Eloge de Fribourg-en-Brisgau (Freiburg im Breisgau)

Publié le par TSF36

Quand on est en Alsace, il suffit de passer le pont, et on se retrouve comme par magie à l’étranger, outre Rhin, carrément en Allemagne ! Etonnant, non ?

Fribourg n’est qu’à 50 km de Colmar, juste un saut de puce en dehors de l’Hexagone, mais c’est le dépaysement assuré.

Fribourg est une grosse agglomération mais, en tant que touriste, on se limitera au périmètre de la vieille ville (Altstadt). Ce centre ville est totalement interdit aux véhicules automobiles, ce qui est une excellente chose. Il suffit de s’engouffrer dans le premier parking payant qui vous tombe sous les pneus. Le Schlossberg Garage, idéalement situé à deux pas du centre, est particulièrement recommandé, bien qu’un peu cher.

L’absence de véhicules dans la ville (sauf les tramways) permet de se balader sereinement. Le vélo constitue ici le principal moyen de transport et l’hypercentre est même totalement interdit aux vélos. C’est pour dire que le piéton est roi.

On peut donc, sans danger, se promener le nez en l’air pour admirer les architectures flamboyantes des nombreux bâtiments historiques, si merveilleusement restaurés qu’on les croirait terminés la veille.

Même avec le nez en l’air, il faut regarder aussi où on met les pieds, sous peine de tomber dans un des nombreux « bächle » (ruisselets) qui parcourent la ville. On admirera au passage les mosaïques de galets qui ornent les pavés.

Le centre de gravité est bien entendu la cathédrale (dont la flèche est hélas en travaux) entourée de son marché aux fleurs, aux légumes et aux saucisses. C’est là qu’on y trouve la « Lange Rote », longue saucisse servie dans un minuscule morceau de pain, qui semble faire le délice des autochtones.

Le coup de cœur sera pour la Konviktstrasse, une rue sinueuse qu’il serait dommage de rater. Certainement la plus chouette de Fribourg, avec ses glycines qui montent à l’assaut des murs et traversent la rue, faisant comme une voûte parfumée.

Enfin, avant de repartir, une bonne bière s’impose au Biergarten du Schlossberg, d’où on peut contempler toute la ville et les monts de la Forêt Noire qui sont … verts.

Ya pas à dire, l’Allemagne, c’est un beau pays. Et l’Europe c’est une bonne idée. Quand on pense que jadis, il fallait franchir une frontière et convertir des francs en deutschmarks pour aller chez nos voisins. Et dire que certains tordus rétrogrades voudraient remettre cela en question …

 

Publié dans Pays lointains

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