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158 articles avec pays lointains

Eloge de Saint-Flour

Publié le par TSF36

Parmi les mégalopoles cantaliennes, Saint-Flour est certainement la plus chouette. D’autant plus qu’on a deux villes pour le prix d’une : la ville haute, juchée sur la planèze et la ville basse, en contrebas, comme son nom l’indique, d’où on peut voir la ville haute. De plus, quand on  est dans la ville haute, on peut voir, en bas, la ville basse. N’est-ce pas étonnant ?

Vue de loin, la silhouette de la cathédrale évoque irrésistiblement deux têtes de chouette, d’où l’adjectif fort pertinent, dans la première phrase, pour qualifier Saint-Flour.

Il y a même un endroit dans la ville basse où l’on peut photographier à la fois la ville haute et la ville basse, avec le reflet des deux villes dans la rivière. Et là, c’est quatre fois plus chouette.

Cette ville est fort agréable et pleine de vieilles pierres toutes plus historiques les unes que les autres, et réciproquement. La cathédrale est un peu mastoc et d’une taille impressionnante pour une aussi petite ville. L’intérieur mérite le coup d’oeil et on y peut voir les reliques de Saint Flour, ce qui était d'ailleurs assez prévisible.  Il y a plein de vieilles maisons aux toits de tuiles rondes (ça change des lauzes de phonolite) avec des génoises, rappelant déjà le midi, même si la pierre des murs est toujours le basalte gris ou noir.

Sur la route qui relie les deux villes, on peut admirer de splendides orgues basaltiques, une curieuse formation hexagonale due au lent refroidissement de la lave en fusion.

La spécialité gastronomique de Saint Flour, c’est les tripoux. J’avoue que je n’étais pas fan de ce genre de chose pas très inspirante, avant de tester une cassolette de tripoux au vin blanc gratinés accompagnés d’aligot. Un pur délice qu’on peut déguster en terrasse face à la cathédrale. On peut ensuite y entrer pour se repentir du péché de gourmandise.

Derrière la cathédrale il y avait un gros chat le 25 juillet 2013 à 15 h 27.

Voilà, en quelques mots, l’essentiel des curiosités de la ville de Saint Flour.

Mais après le poids des mots, voici le choc des photos :

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   Ceci est un chat d'Oc ...

 

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Le cantal secret

Publié le par TSF36

Il y a certes des sites touristiques incontournables dans le Cantal, mais pour tenter d’en saisir la singularité, il faut aller là où le touriste « normal » ne va pas, s’aventurer sur les routes étroites et tortueuses, dans les vallées secrètes, à la découverte de villages ignorés qui sont restés à l’écart de la civilisation. Ici, on ne trouvera pas de feux rouges, pas d’horodateurs, pas de radars automatiques, pas de panneaux publicitaires, pas de grandes surfaces ou autres abominations qui font hélas notre quotidien. Ici, la vie s’écoule lentement, comme il y a un siècle.

Sur la Poste du Falgoux on peut lire « Poste – Télégraphe » comme si le téléphone n’était pas encore arrivé dans ce coin perdu. Le moindre village possède souvent une belle église, comme à Dienne ou à Brezons, ou encore Anglards de Salers avec une décoration intérieure qui surprend toujours. On peut voir de curieuses fontaines sur la place principale et de modestes maisons coquettement fleuries. Parfois un unique commerce bar-restaurant-multiservices au service d’une poignée d’autochtones. Le long de la route étroite et tortueuse où deux voitures peuvent à peine se croiser, on est interpellé par un vieux buron aux lauzes de phonolite, une vieille ferme pittoresque, un ancien manoir à tourelles ou autre curiosité plus ou moins curieuse. On est passé dans un autre monde, dans un autre espace-temps.

Pour aller d’une vallée à l’autre, cela prend un temps fou, car il n’est pas question de couper à travers la montagne ; il faut revenir au col du Pas de Peyrol ou quelques autres cols, après avoir traversé des estives d’altitude ou paissent de paisibles vaches Salers à la robe acajou, ou de paisibles vaches Aubrac blondes aux yeux bleus (mais ça, je n’en suis pas sûr). Tantôt le regard plonge vers la riante vallée, tantôt il s’élève pour admirer les chapeaux de feutrine verte des montagnes. Le  paysage change à chaque virage pour le plus grand bonheur de l’étranger, tombé sous le charme de ces lieux miraculeusement épargnés par  la civilisation moderne.

Voici quelques images du Cantal secret, sans ordre précis, sans localisation, juste pour le plaisir, pour la rêverie, à regarder comme on regarde passer les nuages, avec la musique sublime de Joseph Canteloube : Baïléro, extrait des « Chants d’Auvergne » un folklore idéalisé qui s’accorde merveilleusement à la beauté de l’Auvergne …

 

                                                                         Isidore Ledoux , hexagone-trotter

 

 

 

http://vimeo.com/73614938

 

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Interlude ...

Publié le par TSF36

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Humour auvergnat !

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Le Plomb du Cantal par la face sud

Publié le par TSF36

Il faut être bien intrépide pour se risquer à l’ascension du Plomb du Cantal sous un soleil du même métal, par une torride après-midi de canicule. Les dangers de l’expédition ne sont pas négligeables. D’abord on risque une insolation, une déshydratation, une asphyxie (car monter à 1855 mètres sans oxygène, c’est de l’inconscience). On risque aussi de se faire encorner par une vache, de se faire mordre par un python au détour d’un piton, de se faire attaquer par des loups ou des ours féroces, de chuter dans un ravin et de finir dévoré par les vautours avant d’avoir pu appeler les secours (car il n’y a pas de réseau). Mais le pire scénario, c’est encore que le volcan, seulement assoupi, se réveille sans crier gare et que vous finissiez assommé par une bombe volcanique ou  bien grillé dans une coulée de lave … funeste destin.

Néanmoins, afin de rapporter aux quelques lecteurs fidèles quelques images choc, votre Humble Serviteur a pris son courage à deux pieds pour atteindre, au mépris du danger, le point culminant du Cantal.

En fait, quand on est au col de Prat-de-Bouc, le Plomb du Cantal paraît plutôt proche et facile à atteindre : il ressemble plus à une bosse de dromadaire qu’à un pic vertigineux. Il faut cependant une heure et demie pour y arriver en suivant le GR 400, un sentier rocailleux où il faut négocier chaque pas pour ne pas se tordre une cheville. L’usage de chaussures idoines est fortement recommandé. Ne pas oublier non plus un chapeau idoine et quelques bouteilles d'eau !

On dépasse quelques troupeaux d’estivantes (à cornes), puis on progresse dans les grandes gentianes jaunes et autres fleurs multicolores qui prospèrent dans les gras pâturages toujours humides, avant d’atteindre une zone de plus en plus minérale. On croise quelques courageux montagnards qu’on salue, avec lesquels on échange quelques mots. C’est curieux, cette sympathie qu’on éprouve à l’égard d’inconnus rencontrés au hasard du G.R. alors qu’on ignore superbement les inconnus croisés dans les rues d’Aurillac. C'est sans doute la solidarité naturelle des aventuriers de l’extrême ...

Après avoir sué sang et eau tout au long de ce chemin de croix, on atteint enfin le sommet où une foule de touristes, frais comme des gardons,  se presse autour de la table d’orientation, plus occupés à se photographier mutuellement qu’à admirer le paysage.  La plupart de ces touristes sont en fait des tricheurs. Ils sont venus du côté nord par le téléphérique qui part de Super- Lioran. On ne peut s’empêcher de ressentir une certaine supériorité sur tous ces mauvais joueurs !

Ceci dit, la vue est superbe, certainement plus superbe encore quand on a fait un effort surhumain pour la mériter. La vue s’étend sur 360 degrés à l’infini (et plus loin encore par temps clair)

La descente s’effectue par le même sentier d’où on voit le parking se rapprocher imperceptiblement. On trouve un peu le temps long mais on sait qu’en bas, il y a le « Buron de Prat de Bouc », un faux buron restaurant-bar-souvenirs où on pourra s’accorder un luxe, pour une fois bien mérité : une petite gentiane, une bière fraîche ou un Auvergnat Cola, la boisson du bougnat branché ! Bis repetita placent.

 

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