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Vive le Loir et Cher !

Publié le par TSF36

Ca aurait aussi pu s'appeler "retour de chine (ter)" mais j'aurais eu l'impression de rad(i)oter ! Ainsi donc, par ce beau dimanche d'été retrouvé, sous un climat plus clément, le hasard d'un réveil matinal précédant d'une heure le radio-réveil programmé avait dirigé mes pas plus loin qu'initialement prévu, vers la chine du nord ... Je ne m'étendrai pas sur le fabuleux butin ramené de ce lointain pays et je ne divulguerai pas non plus le nom des divers et très riches (!?) vide-greniers écumés par mes soins, car tout celà est secret professionnel. Je dirai simplement que j'y laissai une poignée de roupies contre quelques vieilleries pas très fraîches ...

Comme le hasard m'avait propulsé dans ce beau département ligérien, j'en profitai pour passer l'après-midi à Chaumont sur Loire, où se tient chaque année le sublime festival des jardins. En voici une image, surprenante alliance surréaliste de colonnes minérales englobant des objets de verre multicolores et de végétation aux fleurs foisonnantes. Du grand art ! 

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nuages

Publié le par TSF36

Les nuages, on ne s'en lasse pas ... Voici une autre photo prise hier dans la Brenne. La photographie est une tentative désespérée d'arrêter le cours du temps qui passe. Une éphémère configuration céleste fixée pour l'éternité, ou du moins pour une tranche temporelle qui n'était pas prévue au départ ... Les merveilleux nuages qu'on y voit n'existent plus depuis longtemps et pourtant ils existent toujours sous forme de pixels sur vos écrans ... Ils existent aussi dans la musique sublime de ClaudeDebussy, que vous pouvez écouter ci-dessous :

http://perso.wanadoo.fr/deschatre/tsf36/nuages.mp3

Ils existent aussi dans la poésie de Baudelaire :

http://clicnet.swarthmore.edu/litterature/classique/baudelaire/etranger.html

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Retour à l'essentiel

Publié le par TSF36

Après ces incursions dans cet univers parallèlle qui se nomme la chine, il est salutaire, parfois, de revenir au monde réel.

J'ai donc mis à profit une belle journée de fin d'été pour parcourir les vastes étendues solitaires de la Brenne, là où il n'y a rien à chiner, mais où les merveilles de la Nature sont gratuites. Quel bonheur de revenir aux choses essentielles et de pouvoir saluer par leur nom, comme de vieilles connaissances, la bruyère, les ajoncs, les roseaux, les hérons pourprés, les vanneaux huppés, les aigrettes blanches, les foulques macroules, les geais et les mésanges bleues. Quel bonheur de s'asseoir sur une butte de grès et de contempler le spectacle toujours changeant des nuages se reflétant au miroir paisible des étangs. Les nuages sont tous différents. Il n'y en a pas deux semblables et, si on filme le ciel en accéléré, on constate qu' ils changent constamment de forme. Ils sont pourtant tous formés par la condensation de vapeur d'eau et mus par le vent dans le sens où il souffle. Ils naissent, vivent leur éphèmère existence, puis ils meurent sans que celà soit un drame ... Enfants des turbulences aléatoires et des lois physiques immuables, les nuages sont comme toute chose dans l'univers, le fruit du hasard et de la nécessité. Chaque vie humaine est aussi comme un nuage qui passe ...

Comme je plains les gens pressés qui n'ont pas le temps de contempler les nuages et de s'en émerveiller. Le temps consacré à la contemplation de la Nature est peut-être le temps le mieux employé durant notre court séjour sur cette merveilleuse planète bleue ...

 

 

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Retour de chine (bis)

Publié le par TSF36

Autres horizons lointains pour ce petit matin tristounet d'un dimanche grisonnant, pluviasseux, sentant déjà l'automne et le chien mouillé... Un grand déballage dans le Bourbonnais, lointaine province de chine située bien au delà du Pays de George Sand était prophétisé dans les pages d'Aladin, le livre sacré du chineur.

Le village en question (dont je tairai le nom, secret professionnel oblige !)  était bien sympathique, avec ses ruelles pentues bordées de maisons hors d'age, avec ses petits ponts de pierre baignant dans le cours verdoyant de l'Aumance, avec ses ruines médiévales ocreuses couronnant le tout. Un rayon de soleil eût été le bienvenu pour égayer un peu ce vaste déballage apparament propice à mille découvertes, vu le nombre important d'exposants dans ce cadre merveilleusement bucolique.

Ce ne fut hélas pas le cas, malgré le nombre respectable de postes à oreilles ou sans oreilles qui étaient offerts à la convoitise des amateurs éclairés. Ah si ! il y avait quand même un joli petit portable à lampes en plastique ivoire, de marque Amplix, presque sans fêlure, avec son socle secteur, affublé d'une grosse étiquette sur laquelle on pouvait lire le prix de 753 roupies bourbonnaises. Pour le lecteur peu familier avec les différentes monnaies utilisées dans ces provinces de chine, rappelons que la roupie bourbonnaise est égale aux 2/3 de la roupie tourangelle (plus connue sous le nom de roupie de sansonnet) et aux 5/8 de la roupie poitevine. Bref, ce petit portable était encore sur le stand vers 11 heures quand je quittai ce charmant village dont le nom ne manque pas de piquant, non sans avoir acheté une "pompe aux grattons", délicieuse spécialité bourbonnaise réputée pour sa légèreté quasi aérienne, en parfaite adéquation avec l'absence de régime que je m'impose sans jamais faiblir ...

 

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