Samedi 4 décembre 2010
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17:57
Par TSF36
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Publié dans : Sports
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Lundi 15 novembre 2010
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20:16
Ce matin, alors que je faisais ma séance de footrunjogging, exercice hautement salutaire mais toutefois complexe, consistant à
mettre un pied devant l'autre, puis l'autre devant l'un, tout en évitant que l'un aille plus vite que l'autre et réciproquement, je pensais au paradoxe de Zénon d'Elée, philosophe grec présocratique et disciple de Parménide (du même patelin grec).
Il est évident que je n'aurais pas eu ce genre de pensée, vautré dans un fauteuil devant TF1.
Toujours est-il que cet étrange paradoxe, vague souvenir des années de lycée, était remonté à la surface sans crier gare. Il
faut peut-être rappeler que Zénon d'Elée prétendait démontrer l'impossibilité du mouvement par le raisonnement suivant : la flèche lancée vers sa cible ne l'atteindra jamais, puisqu'il lui faudra
d'abord franchir la moitié de la distance, mais d'abord la moitié de cette moitié, et ainsi de suite selon une infinité de moitiés. Elle n'atteindra donc sa cible qu'après un temps infini, c'est
à dire jamais. La flèche est donc immobile !
Evidemment, ce n'est qu'un paradoxe que les mathématiciens et logiciens ont depuis longtemps réfuté, mais Zénon, en zélé
disciple de Parménide voulait simplement illustrer le principe de son maître selon lequel l'Etre est par essence immobile et que nos sens nous induisent en erreur. Un principe ontologique
qui ne fut pas une grande consolation pour les guerriers d'Athènes ou de Sparte qui se prenaient des flèches en pleine tronche !
Toujours est-il que le coureur à pied, même nul en maths ou en logique, démontre facilement l'existence du mouvement en courant
plus vite que Laflèche, ce qui n'est pas très difficile !
Léon Laflèche
Par TSF36
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Jeudi 16 septembre 2010
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20:53
Jadis, on faisait de la course à pied. Puis on a
fait du footing. Ensuite du jogging. Maintenant on pratique le running, ce qui est beaucoup plus classe. Or, running en Anglais, ça veut simplement dire courir.
Donc, finalement, ça consiste toujours à mettre un pied devant l'autre et à se déplacer plus vite qu'en marchant !
La course à pied est certainement le sport qui demande le moins d'équipement et que même les pauvres peuvent pratiquer : une
bonne paire de chaussures idoines constitue l'essentiel. Il ne faudra toutefois pas lésiner sur la qualité si on veut courir vite, longtemps et sans fatigue. On s'en procurera donc une
paire (elles ne sont hélas pas vendues à l'unité) dans les magasins de sports des zones commerciales péri-urbaines.
Muni de ces chaussures magiques, comparables aux bottes des sept lieues, il suffira ensuite de se lancer sur un parcours
ad hoc. La capitale du Bas Berry est fort heureusement, selon le vœu d'Alphonse Allais, une ville construite à la campagne et possède un parcours idéal pour ce genre d'exercice. Un circuit nommé
"Vallée Verte" longe la rivière, traversant des paysages enchanteurs où on ne voit pas l'ombre d'une automobile. Un circuit modulable, avec des boucles, des raccourcis, des itinéraires bis
pouvant faire jusqu'à 20 kilomètres . Toutefois, on se limitera sagement à 10 kilomètres quand on a dépassé un certain age (ou un age certain), ce qui n'est déjà pas mal !
Le départ est généralement euphorique mais ça ne dure pas longtemps.
Au bout de quelques kilomètres, apparaissent les premiers signes d'essoufflement, et on serait presque tenté de s'arrêter, ce
qu'il ne faut surtout pas faire. C'est le signe que le moteur est chaud. Réduire alors légèrement la vitesse et continuer tout doucement pour atteindre la vitesse de croisière, où le rythme
cardiaque, la respiration se synchronisent avec la foulée. Le régulateur automatique vient de s'enclencher.
On ne ressent plus aucun inconfort. On respire à pleins poumons l'oxygène enivrant de la vallée verte. On rejette certes
un peu de gaz carbonique, mais il sera absorbé par les grands arbres qui bordent la rivière. On brûle doucement les calories du pâté berrichon et de la galette aux pommes de terre de la veille.
On se sent enfin en harmonie avec la Nature. Le cerveau se remet à fonctionner et à générer des idées qu'on aurait jamais eues en restant devant sa télé.
On peut maintenant courir indéfiniment sans fatigue, comme si on survolait le sentier, comme si c'était le sol qui
se déroulait régulièrement sous ses pieds. Ce n'est pas le bonheur, mais ça s'en approche.
La fatigue musculaire ne se manifestera qu'en dernier lieu, pour signaler la limite raisonnable de l'exercice.
Finalement, la machine humaine a été fort bien conçue.
Ce qui ne nous dispense pas de l'entretenir, vu que le Concepteur n'assure pas le S.A.V. ....
Léon Laflèche, chroniqueur sportif
Dingo fait de la course à pied
Par TSF36
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Samedi 21 août 2010
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20:22
Dans les récits de science fiction des années 1950, on imaginait volontiers qu'en l'an 2000, tout le monde se déplacerait en
hélicoptère ou en fusée ! Dieu merci, les futurologues de cette époque s'étaient bien gourrés, car le moyen de transport
le plus tendance de ce nouveau millénaire reste encore le vélo ... et la bicyclette (1)
Cette merveilleuse invention, datant du XIX ème siècle, permet de se déplacer d'un point à un autre, bien plus vite que le
coureur le plus rapide, presque sans effort, sans carburant et sans emission de carbone. Il échappe à tous les contrôles des radars et au racket des horodateurs. Le vélo est une géniale
mécanique qui transforme l'énergie musculaire alternative des jambes en un mouvement rotatif régulier beaucoup plus efficace.
Selon Ouiqui qui sait tout : "Par rapport à la marche à pied, le vélo est trois fois plus efficace à effort égal et entre
trois et quatre fois plus rapide. On a également calculé qu'en termes de conversion en mouvement de l'énergie issue de la nourriture, il s'agit d'une forme de locomotion plus efficace que celle
de n'importe quel organisme biologique." Etonnant, non ?
C'est d'autant plus vrai dans le Berry où les montagnes sont rares et où les cols de première catégorie ne sont pas légion. Le
cycliste castelroussin peut ainsi se rendre , en un éclair et sans fatigue, dans des lieux aussi lointains que Neuvy-Pailloux ou Malicornay, avec -en prime - une bonne conscience écologique
qui lui permettra de dormir sur ses deux oreilles.
Le vélo est donc un prodigieux amplificateur de vitesse qui fait du cycliste littéralement un surhomme au sens Nietzschéen (2)
du terme (übermensch) dans la mesure où il dépasse les possibilités dont la Nature l'a doté.
Y'a pas à dire, le vélo est bien la plus noble conquête de l'Homme. Que je sois damné si jument.
Et pendant que j'y suis, je déclare avec Aragon : la bicyclette est l'avenir de l'homme...
Léon Laflèche, chroniqueur sportif du blog TSF 36
(1) Il faut bien qu'il y ait un mâle (le vélo) et une femelle (la bicyclette) afin que l'espèce puisse se
perpétuer.
(2) Friedrich Nietzsche (1844 - 1900) philosophe allemand, mais qui aurait mérité d'être berrichon était un fervent adepte de ce
moyen de transport, c'est pourquoi il arborait fièrement des moustaches en guidon de vélo.
Par TSF36
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