Oiseaux de bon augure ...

Publié le par TSF36

Le retour des grues est toujours un émerveillement dont on ne se lasse pas. On peut assister à leurs migrations vers le nord depuis le 10 février, ce qui est bien plus tôt que l'année passée.
Leurs célestes troupeaux se signalent d'abord par leur chant mélodieux (bien qu'un peu répétitif) afin de laisser le temps aux pauvres bipèdes que nous sommes de sortir leurs appareils photographiques. Sympas, ces bestioles.

Alors on admire, on immortalise les figures géométriques qu'elles décrivent dans l'espace. On s'interroge sur l'utilité de leurs formations en V. On se demande si la grue qui est en tête est toujours la même ou bien si, comme dans un peloton de cyclistes, une autre va prendre le relais. On se demande comment elles peuvent garder le cap sans boussole, sans carte Michelin,  sans GPS. Peut-être se guident-elles au soleil, aux étoiles la nuit ? Peut-être sont-elles sensibles aux champs magnétiques ou sont-elles génétiquement programmées pour effectuer chaque année les mêmes trajets ? Reconnaissons qu'on n'en sait rien ; ce qui rend plus sublime encore le spectacle.
En tout cas, leur passage si tôt dans la saison est de bon augure, au sens étymologique :  chez les anciens romains, c'était une technique de divination qui consistait primitivement dans l'observation du chant et du vol des oiseaux. On peut donc logiquement augurer que le Printemps est proche, nonobstant sa date officielle dans les calendriers inventés par l'homme et dont la Nature n'a que faire.
C'est certain que nous aurons un beau Printemps, car les grues ne s'y trompent jamais. A part, bien sûr,  quand les grues y errent.

Et même dans ce cas, on n'en fera pas un fromage ...

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Publié dans Zoziologie

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solange 24/02/2011 09:14


Merci pour ces photos, spectacle dont on ne se lasse pas et même je les attends avec grand plaisir à chaque passage et me déplace en Brenne pour les admirer dans les prairies lors de leur temps de
repos MAGNIFIQUE


Duszka 21/02/2011 08:43


Hier soir encore, elles se sont d'abord annoncées à la promeneuse attentive que j'étais par leur grou-grou à la fois puissant - on l'entend avant de les voir- et froufroutant. Quand elles sont
passées au-dessus de ma tête j'ai cru qu'elles me faisaient des clins d'oeil. Chaque année, oui, c'est un charmant frisson.


Patricia 20/02/2011 22:42


Ces grues-là n'empruntent pas d'avions (mais se font tuer par ces engins), ne polluent pas, ne fricotent pas avec des dictateurs, et ne nous prennent pas pour des cons.