Guéret : des bas et des hauts

Publié le par TSF36

La ville de Guéret, il faut bien l’avouer, est une ville assez désespérante, où non seulement on ne passerait pas ses vacances, mais où on ne séjournerait même pas plus d’une journée sans avoir le moral au plus bas. Et cette impression s’accentue à chaque visite. Le dernier restaurant sympathique de la rue piétonne, une crêperie bretonne en l’occurrence, vient de fermer ses portes. Sans doute une faillite.  Partout dans le centre-ville, ce ne sont que  commerces fermés en attente d’improbables repreneurs. Pas un chat dans les rues, même un samedi matin. Près du plan d’eau de Courtille, l’unique restaurant a été victime d’un incendie et c’est maintenant un spectacle de désolation, avec ses gravats et ses poutres calcinées entourés de barrières de sécurité.

Certes, à Guéret comme partout, il y a des zones commerciales péri-urbaines avec leurs enseignes nationales et leurs magasins en forme de boîtes à chaussures. Les guéretois peuvent au moins consommer et survivre dans ce qui sert de préfecture à la Creuse…

C’est pourquoi, pour échapper à la déprime, on quitte Guéret sans regret en direction du Sud pour prendre un peu de hauteur.

Les monts de Guéret sont beaucoup plus accueillants par une belle journée de printemps propice à l’ascension du Puy de Gaudy, à 651 mètres d’altitude. On peut se garer gratuitement sur le parking du sanatorium de Sainte-Feyre, un grand établissement médical situé dans un cadre idyllique avec un joli plan d’eau et des rhododendrons. Ce doit être un vrai bonheur d’y être hospitalisé. 

Mais mieux vaut quand même juste passer devant, en bonne santé, et suivre le sentier de randonnée bien balisé qui mène au sommet du Puy de Gaudy. On traverse une zone boisée de sapins avant d’atteindre le plateau dégagé qui, par temps clair offre une vue sur les Monts d’Auvergne en direction du sud. Par temps brumeux, on a une vue sur pas grand chose, mais on s’est dégourdi les jambes, et aéré l’esprit, ce qui n’est déjà pas si mal. On peut aussi admirer un  dolmen et des vestiges mérovingiens en ce lieu insolite. Il y a aussi une jolie table d’orientation en couleurs, qui permet de n’être pas déboussolé après cette ascension à couper le souffle.

On peut redescendre par le même chemin ou, moyennant quelques kilomètres supplémentaires,  par l’autre côté pour rejoindre le point de départ, le parking gratuit du sanatorium. Ce qui permet de dire que cette agréable randonnée est d’un excellent rapport qualité/prix.

DSC04529.jpg

 

DSC04528.jpg

 

DSC04543.jpg

 

DSC04533.jpg

 

DSC04536-copie-1.jpg

 

DSC04538.jpg


Publié dans Pays lointains

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article