Eloge du minimalisme

Publié le par TSF36

Für Alina d’Arvo Pärt (1976) Juste quelques notes, rien que des noires et blanches, pas la moindre croche, pas la moindre altération, sur une partition que même les nuls en solfège pourraient lire. Une courte phrase mélodique parfaitement tonale plusieurs fois répétée avec quelques accords parfaits. Une petite ritournelle toute simple qu’on retient sans peine, comme un chant de cloches tintinabulant à travers des champs de neige, dans un faux silence habité de longues résonnances.

Aucune autre pièce pour piano n’atteint à un tel dépouillement. Même « Des pas sur la neige » de Debussy paraît infiniment plus complexe. Et pourtant, cette pièce d’Arvo Pärt, minimaliste, répétitive, écrite avec si peu de choses, est sublime.

Certains y entendront une infinie tristesse. D’autres (et c’est mon cas) un profond apaisement…

 

Publié dans Musique

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sittelle 16/02/2013 22:16


C'est du pipeau !

Georges Pitropakis 15/02/2013 23:28


Cela tend à prouver, si besoin était, que la perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer. C'est du Saint-Exupery je pense. 

TSF36 16/02/2013 20:34



Une belle définition du minimalisme ...



sittelle 15/02/2013 22:55


Très beau, plein de charme et de rêve... j'ai téléchargé la partition mais je ne peux la lire actuellement, l'ordi étant gréviste. Si on  peut choisir son tempo, c'est aussi une innovation
intéressante; à appliquer en concert pour la pièce  4'33" ?! bonne soirée Monsieur Lemaigre

TSF36 16/02/2013 20:34



Ah oui ! 4'33" ! encore plus minimaliste mais ça relève plus du canular que de la musique 


La version pour mirliton baryton est très belle ...