Eloge du déolien dominical

Publié le par TSF36

Habiter au fin fond de la France profonde est une source intarissable de petits bonheurs que les pauvres Parisiens ne connaîtront jamais. Ainsi, le fait d'habiter Déols, petite ville que personne ne connaît au-delà des frontières indriennes, permet-il de bénéficier d'une spécialité pâtissière endémique : le Déolien !

C'est comme qui dirait une sorte de pâte à choux allongée, ornée d'amandes effilées, garnie d'une délicieuse crème à la pistache et de trois véritables fraises fraîches cueillies à l'aube dans un jardin de Déols. Une déclinaison rectiligne du Paris Brest (qui est toroïdal et garni de crème pralinée) ou une inspiration des sushis japonais dont on aurait remplacé le riz par de la pâte à choux, le saumon par des fraises et le wasabi par de la crème à la pistache, et globalement le goût salé par le goût sucré. Bref, c'est quelque chose d'extrêmement inventif, où tradition et modernitude fusionnent pour le plus grand plaisir des papilles.
Ce serait un péché que de manger un déolien en semaine ; aussi ce merveilleux dessert (vendu à prix d'or aux gastronomes fortunés de Déols) ne se trouve-t-il que le dimanche matin (et à la saison des fraises)  à la pâtisserie Ducoin.
Moralité (et publicité gratuite)  : la pâtisserie Ducoin : une pâtisserie qu'elle est bien !

 

deolien.jpg

 

Eugène Lemaigre, critique gastronomique du Blog TSF 36

Publié dans Gastronomie

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Duszka 06/08/2010 07:43


J'ai beau avoir juré à mon toubib de perdre quelques kilos pour soulager mes articulations qui grincent douloureusement.........