Eloge des Romains et du Pont du Gard

Publié le par TSF36

Le Berry a pour principal mérite d’être au centre de la France, ce qui le rend proche de n’importe où. Ici, on n’est presque jamais à plus de 600 kilomètres des destinations les plus exotiques, comme par exemple la Provence.

Par conséquent, quand on passe ses vacances dans le Berry, il serait dommage de ne pas faire un petit crochet par la Provence.

On va jusqu’à Saint-Amand-Montrond et on prend la moelleuse autoroute A 71. Il suffit de se laisser glisser, car ça descend tout le temps et on ne consomme presque pas de carburant. On quitte ensuite l’autoroute vers Brioude et on emprunte la petite route pittoresque et tortueuse qui traverse la Haute-Loire et l’Ardèche (c’est pas rapide, mais le paysage et beau et çà repose). On rattrape finalement l’autoroute A7 et on se laisse de nouveau glisser vers le bas de la carte Michelin. Finalement, le Grand Sud n’est pas bien loin du Berry et on aurait tort de s’en priver.

Et c’est ainsi qu’on se retrouve, sans crier gare, et frais comme un gardon, au Pont du Gard qui enjambe le Gardon.

Première station pour admirer ce célèbre monument ; mais pas question hélas de s’arrêter bêtement au bord de la route pour le contempler : on ne le voit de nulle part, sauf en s’acquittant de la somme exorbitante de 18 sesterces comprenant le parking, l’accès au site et au musée.  On se dit que ça fait cher pour voir un pont, et on commence à ronchonner en pensant qu’on peut voir le pont de la Gare de Vierzon pour pas un rond. Enfin bon, puisqu’on y est et que le Pont du Gard figurait sur la liste des 99 choses à voir avant de mourir, on ne va pas pinailler. On prend un ticket et on se gare. On se dirige vers une sorte de centre commercial péri-urbain tout en béton constitué en fait de boutiques de souvenirs, d’artisanat local, de marchands de glaces, de crêpes et autres attrape-touristes. Une longue allée bien bétonnée, où se presse une foule cosmopolite, mène enfin au site du Pont dans son cadre de verdure avec la jolie rivière qui coule sous ses arches. Aussi beau que sur les photos.

Enfin on peut contempler cette merveille datant du premier siècle. Et il faut dire que ça impressionne … Quand on pense que les ingénieurs de ces temps là ne connaissaient pas les ordinateurs, ni les lasers, ni même le GPS et qu’ils ont réussi à construire cet ouvrage d’art monumental qui tient encore debout 2000 ans plus tard, on en reste baba. Pas si fous que çà, les Romains.

C’est vrai, ils  avaient pour manie d’envahir les pays voisins et de les coloniser en massacrant un peu leurs habitants, non pas par méchanceté, mais pour leur apporter les avantages de la civilisation. Bien entendu, ce furent les populations barbares du sud qui bénéficièrent les premiers des bienfaits de la civilisation romaine. Et finalement ce ne fut pas une mauvaise chose. Les habitants de Nîmes qui devaient courir chercher de l’eau avec des seaux à bout de bras, purent, après la construction de l’aqueduc, bénéficier de l’eau courante.

Après avoir contemplé le Pont côté rive gauche, côté rive droite, amont et aval, après avoir grimpé jusqu’à la canalisation, il reste à visiter le musée qui est tout à fait remarquable. On y apprend tout ce qu’il faut savoir sur la construction du Pont et on repart moins bête qu’avant.

Finalement, malgré le tarif d’entrée et l’envahissement touristique, ça méritait largement d'être vu.

Bravo les Romains !

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Publié dans Pays lointains

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sittelle 06/09/2012 20:54


Finalement, le Berry est très central ;  cheux nous on n'avait pas besoin de leurs aqueducs romains construist par des gens qui perdaient leur âme en devanant
esclaves, nos sources, fleuves et rivières suffisaient largement; ah misère de nos aïeux !