Eloge de l'Alsace 3 La Cathédrale de Strasbourg

Publié le par TSF36

Bien que non-croyant, j’ai toujours été fasciné par les cathédrales. Il n’y a d’ailleurs aucune contre-indication.

Et celle de Strasbourg ne manque pas de pouvoir de fascination. Une gigantesque construction de grès rose avec son unique flèche, telle une fusée spatiale sur sa rampe de lancement prête à vous propulser vers les cieux.

Elle fut au temps de sa construction la plus haute de France, avec une hauteur de 142 mètres. Seules les cathédrales de Rouen (151 m) et de Reims (149 m) la coiffent sur le poteau !

Photographier un tel édifice n’est pas chose aisée, du fait du manque de recul, ce qui oblige à la prendre sous une perspective déformée ou alors en plusieurs morceaux, ou bien en panoramiquant verticalement, aucune de ces solutions n’étant vraiment satisfaisante. Le mieux est encore d’aller la contempler de ses propres yeux, le nez en l’air en prenant garde à ne pas se tordre le cou.

La façade est une vraie dentelle de pierre, ainsi qu’il est dit sur tous les bons guides touristiques. L’intérieur impressionne par ses dimensions hors-norme. La grande curiosité est l’horloge astronomique monumentale, un chef d’œuvre d’ingéniosité.

Les touristes les plus aventureux ne manqueront pas de gravir les 330 marches qui mènent à la vertigineuse plateforme d’où la vue sur la ville de Strasbourg est imprenable. La flèche reste inacessible aux touristes pour raisons de sécurité bien compréhensibles.

On en redescend avec un grand respect et une immense admiration pour les bâtisseurs de cathédrales qui ont réussi de telles prouesses en des temps anciens avec des moyens techniques limités mais avec une intelligence sans faille et une volonté inébranlable. La construction d'une telle oeuvre d'art serait inenvisageable de nos jours ...

Et faute de ressentir en ces lieux la présence divine, on ressent, avec toute la force de l'évidence, la présence du génie humain. Et on se dit que si l’être humain est capable du pire, il est aussi capable du meilleur et qu’il y a encore lieu d’espérer pour l’avenir du monde.

 

 

 P.S. Je demande pardon à Monsieur J.S. Bach d’avoir emprunté un fragment de sa Messe en si, qui est aussi une cathédrale, pour agrémenter ces modestes images en tous points identiques à celles que prennent les milliers de touristes qui visitent la cathédrale.

 

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Publié dans Pays lointains

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sittelle 11/05/2013 14:29


Un empan la hauteur de marche;  au bout de 330 l'esprit est élevé... mais le coeur a tenu !