Eloge de Jupiter

Publié le par TSF36

Il est fort peu de gens qui ont encore l’idée de regarder le ciel nocturne. D’ailleurs, à quoi bon ? Il y a tellement de choses plus intéressantes à la télé pour satisfaire les gens normaux.

Néanmoins, les quelques illuminés qui auraient levé le nez en l’air ce soir auront pu remarquer que c’était la pleine lune qui se levait splendide à l’est et que juste à côté en bas à droite (notions d’ailleurs absurdes dans l’espace) il y avait une étoile assez brillante pour ne pas être noyée dans sa clarté.

 

jupiter.jpg

Ladite étoile n’est d’ailleurs pas une étoile ; c’est la planète Jupiter, la plus grosse planète du système solaire. Cela démontre à quel point nos sens peuvent nous tromper. Jupiter paraît minuscule par rapport à la lune et pourtant son diamètre est quarante et une fois celui de la lune. Cette illusion d’optique est due à son éloignement considérable et à la proximité de la lune. 

Photographier Jupiter avec un simple appareil photo n’est certainement pas très gratifiant.

Pour voir ce qu’a vu Galilée la première fois qu’il l'observa dans sa lunette rudimentaire, il suffira d’une bonne paire de jumelles – impérativement montées sur un trépied stable.

On verra alors une petite bille lumineuse et, si on est patient, on pourra observer la ronde de 4 petits points brillants : Io, Europe, Ganymède et Calypso, les principales lunes de Jupiter.

Et pour contempler Jupiter dans toute sa splendeur, il suffira d’aller sur le remarquable site de « Ciel est Espace ».


Simple, n’est-il pas ?

 

Et tant que nous y sommes, un peu de musique de circonstance : Jupiter, the bringer of jollity de Gustav Holst, tiré de sa monumentale suite "The planets" ...

Publié dans Astronomie

Commenter cet article

Duszka 10/11/2011 07:56


Les grands esprits se rencontrent ! J'ai failli vous envoyer un message sur ma belle soirée le nez en l'air hier soir. Les deux complices que j'ai suivis dans leur course de concert depuis la
tombée du jour juste au-dessus de l'horizon jusqu'à minuit. C'était de toute beauté. Ils faisaient la course dans le ciel de nuit, comme deux gamins, le grand costaud et le petit vif argent ! Merci
de ce beau message illustré.