Cosmologie meringuée, suite et faim

Publié le par TSF36

Outre son grand intérêt scientifique en tant que représentation de l'Univers, une meringue peut accessoirement faire l'objet de dégustation gastronomique.
Une meringue ne peut en aucun cas se déguster manuellement,  à la va-vite, en déambulant nonchalament dans la rue Palissy ou toute autre rue. Non, la consommation ambulatoire d'une chose aussi friable et délicate serait une hérésie, avec l'assurance de se barbouiller lamentablement le museau et de consteller ses beaux habits de miettes blanches, ce qui  révélerait ostensiblement votre gourmandise à l'oeil réprobateur des passants.
Une meringue doit être discrètement emportée dans le sac en papier opportunément fourni par la pâtissière,  pour d'être dégustée à la maison, selon les règles de la haute gastronomie.

Remplissez à moitié une coupe de crème anglaise Bridélice à laquelle vous aurez ajouté le jus d'un demi-citron. Cassez délicatement des morceaux de meringue de forme aléatoires et laissez-les flotter au hasard sur la crème. Certes, la recette est complexe et ne se réussit pas la première fois. Il faut une longue pratique pour arriver à la perfection.

Dégustez lentement, très lentement avec une cuillère idoine. Appréciez le contraste entre le velouté légèrement acidulé de la crème et la texture à la fois friable et fondante de la meringue, merveilleuse conjonction du Yin et de Yang...
Un pur délice à se rouler par terre !
Nul doute que ce péché de gourmandise vous conduira tout droit en enfer, mais pas aujourd'hui, ni même demain. L'échéance du châtiment est tellement lointaine qu'on aurait bien tort de ne pas céder à une tentation aussi délicieuse ...

 

Publié dans Gastronomie

Commenter cet article