Les jardins du Héron Gourmand

Publié le par TSF36

Après les merveilleux jardins du Château de Bouges, il semblait difficile d'aller plus loin dans l'émerveillement ...

Et pourtant, par cette belle journée d'Août, je dus me rendre à l'évidence. Le Bas-Berry n'avait pas fini de m'émerveiller.

Le hasard, qui comme chacun sait, est le meilleur des guides, m'avait donc conduit, moi et mon fidèle destrier rouge de marque Specialized, modèle Crossroads, vers l'étang de la Gabrière, un des hauts lieux du mystérieux pays des Mille Etangs (ainsi nommé parce qu'on en compte 2500). Ainsi donc, passablement fourbu et le postérieur meurtri par le passage sur les chemins sommairement empierrés, je me réjouissais de retrouver enfin la route goudronnée et de faire une halte restauratrice au Héron Gourmand que des amis m'avaient chaudement recommandé. Hélas, mille fois hélas ! Pan sur le bec ! Ledit établissement était fermé. On devait être déjà hors-saison, me suis-je dit, mélancolique, tandis que je parcourais d'un oeil morose la carte des spécialités délicieuses qui me passaient sous le bec .

Heureusement, je pus admirer les somptueux jardins de cet établissement, une harmonieuse composition de nains de jardin, de statues antiques et en toc, avec une pièce d'eau agrémentée de grenouilles et de canards en plastoc, avec une vieille charrue bien repeinte en noir, un héron plus vrai que nature  bien entendu, un superbe moulin à vent miniature et une station météo complète indiquant avec une précision absolue le temps qu'il faisait ce jour là.

Vraiment, me suis-je dit, un restaurateur qui fait preuve d'un goût aussi raffiné dans la création de jardins ne peut pas être un mauvais cuisinier. Il est des signes qui ne trompent pas ! Et je me promis de revenir une autre fois, quand l'établissement serait tout vert (ou tout bleu) pour en juger sur pièce.

Je me contentai donc du sandwich triangulaire que j'avais pris la sage précaution d"emporter dans ma besace, assis sur un banc en ciment,  en contemplant sur l'étang de la Gabière vaste comme la mer,  les cygnes qui, eux, ne trompent jamais...

 

 

 

 

 

I am a poor lonesome heron, and far away from home ...

Publié dans Berrichonnitude

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Ellie 28/08/2007 23:09

Aurait-on retrouvé les nains perdus de la NR ???