Le blog TSF36, inauguré en 2005, est
la première station de radio berrichonne qui s'écoute avec les yeux. Un concept très novateur qui lui permet d'être accessible aux sourds et aux malentendants. Et, comme il y a beaucoup d'images,
elle est également accessible aux lecteurs qui ne savent pas lire.
C'est une station sans réclames et sans mauvaises
nouvelles, ce qui est assez révolutionnaire dans le monde des media. Son but est de faire l'éloge de tout ce qui va bien dans le Berry ou ailleurs. Un blog aussi élogieux est certainement, lui aussi, digne d'éloges.
Je suis franchement déçu par mes lecteurs. Aujourd’hui, c’est la Saint Modeste et personne, je dis bien personne, n’a
eu l’idée de souhaiter une bonne fête à ce Modeste Blogounet.
C’eût pourtant été une occasion inespérée de pouvoir souhaiter la fête à un Modeste, depuis que ce prénom est tombé en
désuétude, ainsi d'ailleurs que celui de Modestine. Et d’ailleurs, l’usage de souhaiter les fêtes du calendrier est aussi tombé en désuétude.
On chercherait en vain parmi les gens connus, que ce soient les politiques ou les gens du chaud-bise, bref les gens
qui passent à la télé, quelqu’un qui portât ce prénom. Peut-être la modestie est-elle passée de mode…
Néanmoins, en ce 24 février, j’aimerais rendre un petit hommage à un grand compositeur russe nommé Modeste Moussorgski
(1839 – 1881).
Son plus grand tube, une nuit sur le Mont Chauve (orchestré par Nicolaï Rimski-Korsakov) a été mis en images en 1940
par les studios Walt Disney dans Fantasia, un extraordinaire film d’animation qui tranchait résolument avec les autres productions Disney. C’est une étonnante illustration d’une nuit de sabbat
sur une montagne maléfique, avec sorcières, fantômes et Satan himself. Heureusement, pour rétablir la morale de l’histoire, il y a un "happy end" (1) avec l’Ave Maria de Schubert. Le film de
Disney peut ainsi échapper à la censure qui pesait alors sur le cinéma américain !
En 1940, on ne connaissait pas le numérique et pourtant voilà ce
qu’on savait faire avec des crayons, de l’encre, des pinceaux, des ciseaux, de la colle, de la patience et surtout … un immense talent. De quoi nous
inspirer un peu de modestie.
(1) Ce "happy end" est d'ailleurs d'un faible intérêt cinématographique et peut être zappé sans regrets. On voit bien
qu'il s'agit d'un rajout obligé pour satisfaire le "politiquement correct", un concept tombé en désuétude. Non ? Ah bon ...
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