Gargilesse hors-saison

Publié le par TSF36

C'est encore l'été indrien, une saison qui n'existe que dans l'Indre...
 Une douce après-midi d'octobre avec un ciel gris d'opale que le soleil tentera en vain de percer. Des rues désertes où ne déambule plus l'ombre d'un touriste. Des parasols fantomatiques à la terrasse vacante de l'Hôtel des Artistes, que la vigne vierge agonisante enlumine. Un crâne humain derrière une fenêtre bleue, dont le rebord s'empourpre de l' agonie des feuilles : cette nature morte est là pour nous rappeler  que nous sommes tous mortels et que l'instant présent est merveilleux.
                                Memento mori et carpe diem ! 





                                        

Publié dans Berrichonnitude

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laurent trousselle 04/10/2009 22:52


De bien belles photos, sincèrement. Qui me reconnectent par magie au Gargilesse d'avant, celui de lorsqu'enfant, je ne savais pas que la Thérèse, lavandière dans la rivière en contrebas de chez
nous, était la dernière du genre.
Ajoutez de la nostalgie à la nostalgie. Il en restera toujours quelque chose...
L'automne est la saison des chapardeurs de pommes. Des ramasseurs de champignons et j'étais des deux avant d’accepter cette existence à la con, pour laquelle on ne m’avait pas préparé – je prends
l’autoroute tous les matins, je mange dans une cantine sans Martine aux fourneaux, et pas de Bois Tillé où promener le soir, etc.
A l’automne, nous recevions des cahiers neufs à l'école du village, avec l'espoir que cette année, l'instituteur allait enfin reconnaître que nous étions devenus grands...
Trente ans plus tard, Monsieur Pichon, je ne suis pas devenu un grand.
Je me souviens aussi qu’en automne, j'allais la nuit sur la Place du château désertée me souvenir un peu. Je regardais les ficelles accrochées par une troupe de théâtre. Les peintures sur le sol,
fugaces traces iconoclastes, comme je l’étais, d'un été de liberté.
La Place est aujourd'hui "barrée". Plus d'odeurs "Raymond Oliver" s'échappant des cuisines de Artistes. La belotte a remplacé la manille, Philippe ne va plus à la pêche, Titi ne fait plus guère son
jardin… Et pourtant, je me suis récemment surpris à New York dire, devant un parterre d’étudiants étonnés :
– C’est bien joli toutes ces conneries, mais ça ne vaut pas Gargilesse.
– C’est quoi Gargilesse, Monsieur ?
Eh ouais ! C’est quoi ?


Duszka 19/07/2009 08:22

Bon sang, j'étais bien étourdie lors de la rédaction de ce message ! Sans doute très perturbée par la découverte ! Le Berry est devenu mon pays de coeur par le hasard le plus providentiel. Pour le faire mien je le parcours yeux grands ouverts, et c'est du pur bonheur. Mille excuses pour ce message aux mille fautes d'étourderie.

Duszka 22/04/2009 11:26

Découverte au hasard en travaillant sur les moulins de la Sédelle que j'ai découverts ces jours-ci(déciément je découvre beaucoup en ce moment) et mis sur mon blog. Visite ravie !! Je mets sur mes favoris. Je vais aller fureter partout partout au gré de tes humeurs. Pour l'ehure je vais finir la popote, bon appétit et bonne journée au soleil.

le bloggueur de service 16/10/2008 08:44

Encore eût-il fallu que je le susse ! Et j'étais loin de penser qu'il y eût des internautes à Gargilesse, ce village hors du temps !
Mais ce sera avec plaisir la prochaine fois, à l'heure du petit blanc du matin ou du petit rouge du soir (Abendrot) !!!
Le Jean-Luc de Déols

Jean-Claude ROBIN 15/10/2008 21:52

Le cadre, c'est Gargilesse... pas l'hotel !
Demandez à Martine où est ma cabane et venez !

Jean-Claude ROBIN 15/10/2008 21:52

Le cadre, c'est Gargilesse... pas l'hotel !
Demandez à Martine où est ma cabane et venez !

Jean-Claude ROBIN 15/10/2008 21:47

Etant donné que presque tous les soirs je bois un pastis dans ce cadre unique et que l'abendrot en fait partie depuis 25 ans, il serait facile de trinquer...!