Eloge du blog TSF 36

  Le blog TSF36, inauguré en 2005,  est la première station de radio berrichonne qui s'écoute avec les yeux. Un concept très novateur qui lui permet d'être accessible aux sourds et aux malentendants. Et, comme il y a beaucoup d'images, elle est également accessible aux lecteurs qui ne savent pas lire.

C'est une station sans réclames et sans mauvaises nouvelles, ce qui est assez révolutionnaire dans le monde des media. Son but est de faire l'éloge de tout ce qui va bien dans le Berry ou ailleurs.
Un blog aussi élogieux est certainement, lui aussi, digne d'éloges.

                                                                            Isidore Ledoux, rédacteur en chef           
 

Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 11:29

Les chansons, en principe, sont faites pour être chantées. Généralement, quand on les dépouille de leur musique, le texte seul semble comme inachevé, comme orphelin. Toutes les faiblesses d'écriture apparaissent quand la musique n'est plus là pour les cacher. C'est même le cas avec les plus grands. J'ai écouté récemment des textes de Gainsbourg récités sans musique par des comédiens : ça ne tient pas la route et c'est d' un mortel ennui.
Par contre, quand il s'agit de Brassens, le texte tient parfaitement la route ! Sa lecture sous forme imprimée permet même de découvrir des subtilités d'écriture qui échappent à la seule audition.
Dans "Le 22 septembre" on a des alexandrins irréprochables avec un schéma de rimes aabccb, respectant scrupuleusement la versification classique ;  et ce ne sont pas des vers de mirliton !
Faire rimer "partites" avec "susdite", ce n'est pas à la portée du premier slammeur venu !
Outre la forme parfaite, c'est truffé de références culturelles, de jeux de langage : renversement du dicton populaire dans "l'hirondelle en partant ne fera plus l'automne", humour noir de l'expression "le premier mort qui passe". C'est d'une telle densité, d'une telle richesse que la lecture du texte est pratiquement indispensable à la compréhension, voire à la découverte de détails qui vous étaient jusqu'alors restés inaperçus.
C'est à cela qu'on reconnaît un grand auteur.




                           Le 22 septembre


Un vingt-deux septembre au diable vous partites,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

On ne reverra plus au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Désormais, le petit bout de cœur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Et c'est triste de n'être plus triste sans vous

Paroles et Musique: Georges Brassens   1964 © Editions musicales 57

 

 

Publié dans : Poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 20:16

Il est au sud de Châteauroux un endroit merveilleux où il fait beau toute l'année. Eté comme hiver, une  température agréable y règne en permanence. Les arbres y sont toujours verts, bien que jamais il ne pleut, et une douce musique accompagne les pas du flâneur. Aucune pierre sur le chemin parfaitement lisse et horizontal ne risque de vous faire trébucher. Aucune ornière ne risque de salir vos beaux souliers. Aucun passant pressé ne risque de vous bousculer, car il ne passe jamais personne. Les seuls visages que vous croiserez sont ceux d'aimables jeunes femmes affichées sur les vitrines accueillantes. Bref, c'est un lieu magique pour une promenade paisible et sereine. Un petit coin de paradis secret où tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté.
C'est pourquoi je ne dirai à personne qu'il s'agit de  la galerie marchande du nouveau Leclerc récemment construit à Cap Sud.

 

leclerc.jpg

Publié dans : Berrichonnitude
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 18:19

Pour le Berrichon aventureux qui se rend dans le midi (ou qui en revient), mais en voulant éviter les affreuses et coûteuses autoroutes, la ville du Puy en Velay est un passage obligé où il s'arrête cependant avec plaisir. Ce n'est pas vraiment le Sud mais ce n'est plus tout à fait le Centre. Ce n'est pas non plus un mélange improbable de ces deux ingrédients qu'on pourrait nommer Centre-Sud. Non, c'est un lieu qui ne relève d'aucune classification vu qu'il est unique et inclassable. Un site à couper le souffle, qui témoigne encore des désastres volcaniques ayant eu lieu il y a des milliers d'années. Le Puy est en effet construit sur le cratère d'un volcan (fort heureusement éteint depuis quelques 7000 ans, mais pouvant se réveiller à tout instant ) Un haut promontoire de lave surmonté d'une statue colossale de Notre Dame de France domine la ville dont le centre de gravité est une cathédrale bizarre autant qu'étrange avec, à l'intérieur, une vierge noire. Une cathédrale qui marque depuis des siècles le point de départ vers Saint Jacques de Compostelle. Un peu plus bas, de hautes maisons cossues aux façades colorées bordent des rues piétonnes aux commerces animés.
Et il y a surtout Saint Michel d'Aiguilhe, un peu à la périphérie, juché comme par miracle sur un piton volcanique. Un chemin à couper le souffle (au sens littéral cette fois) qui serpente vers le sommet vertigineux dudit  python (1) mène le touriste intrépide à la chapelle de Saint Michel, qui est une petite merveille, un lieu habité, propice à la méditation sur la vanité du monde.
Après une telle élévation spirituelle, on redescend vers le centre ville et  vers des considérations plus terre à terre, bien que la gastronomie, cet art sublime,  ne soit pas dépourvue de spiritualité
Une assiette de lentilles rappellera peut-être à certains de mauvais souvenirs de cantine scolaire, mais une assiette de lentilles vertes du Puy avec saucisse paysanne dégustée  in situ, sur la Grand Place, atteint au grandiose, surtout suivie d'une crêpe ponote (1) à la verveine du Velay, autre spécialité du lieu. Ah ! quel bonheur de savourer ce qui sera peut-être son dernier plat de lentilles, par une belle journée d'été finissant, attablé à une terrasse sur la Place centrale du Puy, dans le cratère d'un volcan qui peut se réveiller à tout instant...

 



        Ici s'achèvent les vacances de Monsieur Mulot alias Isidore Ledoux, votre Très Humble et Très Dévoué Serviteur

(1) jeu de mots
(2) Les habitants du Puy en Velay ne sont pas des Velypuisiens ni des Puyvelaisiens ni des Puysatiers velus, mais des ponots et des ponotes. Etonnant, non ?

Publié dans : Pays lointains
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 18:57

La petite ville de Nyons, sise en un coin reculé de la Drôme est remarquable à plus d'un titre.
C'est en effet la ville de France qui détient le record d'ensoleillement (ex-aequo avec Nice). Selon Felix Nimbus (le météorologue attitré du blog TSF 36) on y relève une moyenne de 382 jours de soleil par an. C'est pour dire !
D'autre part, elle est célèbre pour ses délicieuses olives dont on fait une délicieuse huile bénéficiant d'une A.O.P. C'est un produit gastronomique n'ayant rien à voir avec les huiles d'olives courantes.
Il y a aussi une distillerie de lavande qui distille en permanence, répandant ses effluves embaumés à travers toute la ville.
Au milieu de la ville, il y a une jolie place avec des platanes bien frais, entourée d'arcades. Il y a aussi une longue rue piétonne envahie par les terrasses des cafés et des restaurants.
René Barjavel (1911 - 1985), natif de Nyons écrivait : "La seule différence entre Nyons et le paradis, c'est qu'à Nyons on est bien vivant"
J'ai pu le constater de visu ...

 

 

 

 

Si votre débit internet le permet, sélectionnez 720p HD et passez en plein écran

pour bénéficier (gratuitement) de la haute définition

Publié dans : Pays lointains
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 20:51


A la demande générale de ... moi-même, voici un petit diaporama qui montre maint détail et moulte merveille du Palais idéal.

Cette fois-ci, il est en haute définition et pourra être visionné en plein écran. Vive le progrès ! Sélectionnez la définition 720p HD et cliquez sur l'icone en bas à droite pour passer en plein écran.


Je me remercie moi-même d'avoir mis cela en ligne.

 

 

Publié dans : Pays lointains
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 20:43

Il faut vraiment peu de chose pour changer le cours d'une destinée...
Joseph-Ferdinand Cheval  naquit à Hauterives dans la Drôme en 1836 et mourut en 1924. On voit donc qu'il vécut à cheval sur deux siècles ! Il  serait certainement resté un obscur fonctionnaire des Postes, ignoré du monde si un beau jour de 1879 il n'avait trébuché sur une pierre bizarre qui fut pour lui l'origine d'une révélation : cette pierre serait la première d'une construction monumentale qui allait désormais devenir sa seule raison de vivre. Il occupa donc ses trente dernières années de sa vie à une oeuvre unique : son Palais idéal.
Une architecture délirante ne se rattachant à aucun style connu, un édifice sans aucune fonction, illustré d'inscriptions naïves, souvent tirées de la Bible. Une naïveté non dépourvue  de mégalomanie, car l'homme - bien que sans grande  instruction ni culture artistique -  était certain de son génie. Avec aussi une dimension mystique : il pensait être l'instrument que Dieu utilisait pour réaliser son oeuvre.
Pour ses contemporains, il était un excentrique, voire un illuminé qui amassait des cailloux dans son jardin. En ces temps difficiles où un jardin devait nécessairement être cultivé, on ne comprenait pas qu'un homme pût perdre son temps à un travail aussi inutile.
Maintenant le nom du Facteur Cheval est mondialement connu. Et nul ne se souvient du nom de son voisin, un homme raisonnable qui cultivait ses carottes de l'autre côté du mur.
Comme quoi, s'il faut cultiver son jardin - selon le précepte de Voltaire - il peut y avoir diverses façons de le cultiver.

Et c'est parfois en perdant son temps qu'on gagne l'éternité...


Voici quelques aperçus de cette oeuvre sublime à nulle autre pareille. Non, ce n'est pas une construction bizarre ; c'est un rêve de pierre ...

 

cheval1.jpg

 

cheval2.jpg

 

cheval3.jpg

 

cheval4.jpg

 

cheval5.jpg

 

cheval6.jpg

 

cheval7.jpg

Publié dans : Pays lointains
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 20:20

Je n'ai jamais été un grand amateur de nougat, ce truc blanchâtre et sucré désespérément rectangulaire emballé dans de la cellophane, juste bon pour les gamins, sur les fêtes foraines, entre un tour de manège et un tour d'auto tamponneuses en attendant la barbe à papa et les caries dentaires. Pour les vieux, ce n'est pas mieux, car ils risquent de se décrocher une dent branlante et même de se blesser les gencives fragiles avec un morceau de coquille d'amande qui aurait échappé à la vigilance du fabricant. Bref, un gadget pseudo gastronomique à déguster au second degré, et avec prudence, dans un cadre régressif.
Il est cependant un cas où le nougat devient sublime : c'est sous la forme glacée. Non, pas la crème glacée au nougat qu'on trouve partout dans toutes les grandes surfaces de France et de Navarre, mais le "fameux" nougat glacé sur coulis de framboises qui figure sur la carte des desserts au restaurant Don Camillo, sis sur les Allées Provençales de Montélimar.
C'est en effet un bonheur ineffable que de déguster en terrasse, sous un platane bien frais, ce merveilleux dessert . On s'extasie d'abord devant la présentation impeccable : un coulis parfaitement rond et sans bavures strié de décors végétaux dont on se demande comment ils ont fait ça ! Et le nougat, pour une fois rond avec des éclats parfaitement calibrés, d'amandes, de pistaches et de fruits confits. Avec une fraise coupée en deux et une grappe de groseille fraîche pour apporter la touche finale à la décoration.
Non seulement c'est beau, mais en plus c'est délicieux : on a tous les avantages du nougat sans les inconvénients. On reconnaît parfaitement le goût ineffable du miel de lavande, des amandes, des pistaches et autres ingrédients généreusement présents, et on ne risque pas de se casser une dent, compte tenu de la structure molle et fondante de l'ensemble. La note d'acidité du coulis de framboise apporte son contrepoint à l'harmonie générale de cette merveille.
Comme j'aurais eu un terrible sentiment de culpabilité à le déguster seul, j'en fais donc profiter l'ensemble de mes lecteurs, afin de démontrer - une fois de plus - mon immense  générosité...

 

 

Eugène Lemaigre, chroniqueur gastronomique du blog TSF 36


nougat_glace_montelimar.jpg 

Publié dans : Gastronomie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 20:54

Il n'est pas nécessaire d'être amateur de nougat pour faire l'éloge de Montélimar. En effet, cette substance à base de miel, d'amandes et quelques autres composants, qui colle aux dents et fait la fortune des dentistes n'est pas le seul intérêt de cette agréable petite ville de la Drôme.

Il y a un château très antique, dit château des Adhémars - dont les pierres ont précisément la couleur du nougat - et d'où la vue sur les toits roses de la ville est imprenable.

Dans le centre ancien, on peut voir de hautes maisons aux façades pastel de trois étages avec des génoises, qui sont une des particularités de l'architecture méridionale.

Il y a un très joli parc avec un petit lac et des oiseaux plus ou moins rares. Et il y a surtout les "Allées Provençales" avec leurs doubles alignements de platanes et les innombrables terrasses de cafés et restaurants animés jusque tard dans la nuit. C'est là qu'on peut déguster les fameuses ravioles de la Drôme et le fameux nougat glacé sur coulis de framboises qui a le grand mérite de ne pas coller aux dents !
Il y a enfin le moderne quartier Saint Martin - d'une modernitude raisonnable -  avec ses oliviers et son jardin de senteurs, où les effluves de lavande se mêlent à celles de la sauge et du  romarin.
Tout cela contribue à faire de cette petite ville de 32900 habitants, pas spécialement touristique, un lieu où il fait bon vivre. Même les cigognes, en route pour l'Afrique s'y arrêtent parfois pour passer la nuit.

Ci-dessous, un modeste diaporama avec la musique de Michel Petrucciani  (1962 - 1999) qui était originaire d'Orange, pas très loin d'ici.

 

 

 

Publié dans : Pays lointains
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 20:25

On a souvent reproché au blog TSF 36 d'être peu élogieux envers les grandes chanteuses françaises. C'est assez injuste, car un billet a déjà été consacré, il y a quelque temps,  à Mireille Mathieu et un autre à Chantal Goya. Et, pour qui sait lire entre les lignes, je n'ai jamais tari d'éloges envers Carla Bruni.
Mais ce soir je voudrais rendre hommage à une autre Grande Dame de la chanson française : Jocelyne Dorian, dont je dois la découverte à l'émission hebdomadaire de Philippe Meyer "La prochaine fois je vous le chanterai" qu'on peut écouter chaque samedi sur France Inter. Cette grande chanteuse, injustement méconnue, a pourtant participé, dans les années 60, au petit conservatoire de Mireille. Elle est passée plusieurs fois chez Pascal Sevran, et a fait une remarquable carrière internationale (sauf en France, curieusement ...). Mais son plus grand titre de gloire, à ce jour, est d'avoir été sélectionnée le 20 août dernier dans le cadre de la "chanson Hôn" avec son magnifique "Hymne à la Douane" qu'on pourra re-ouïr en baladodiffusion sur le site de l'émission susnommée.
Dans la même veine, voici son "Hommage à la Gendarmerie nationale", autre chanson sublime avec des paroles émouvantes et ô combien poétiques  à la gloire de cette autre institution chère à notre coeur :

 

"Et une nation sans gendarmes,

C'est un aveugle sans son chien"

 

 

 

Un pur chef d'oeuvre !

 

 

 


 
Publié dans : Poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 20 août 2011 6 20 /08 /Août /2011 20:24

Dans le Haut Berry, département du Cher, il n'y a pas que la Cathédrale de Bourges et le Palais Jacques Coeur. Parmi les autres monuments remarquables, il y a aussi la station de radioastronomie de Nançay. C'est dans une vaste clairière bien cachée de la forêt solognote qu'a été installé un des plus grands radiotélescopes du  monde.
Contrairement aux télescopes optiques qui sont généralement situés sur des sites élevés dans des régions au ciel particulièrement pur afin de minimiser les perturbations de l'atmosphère, un radiotélescope fonctionne parfaitement au ras du sol, de jour comme de nuit et par tous les temps. En effet il ne travaille pas avec la lumière visible des astres, mais avec les ondes électromagnétiques qu'ils émettent.
Comme il est évidemment impossible de viser un point précis du ciel et d'orienter le réflecteur de 40 m de haut sur 300 m de long, on attend que l'astre qu'on désire observer passe dans l'axe de l'appareil. Il y passe nécessairement au bout de 24 heures maximum et il suffit alors d'orienter en azimut le grand réflecteur plan pour renvoyer les ondes vers le grand réflecteur parabolique qui lui-même concentrera les ondes vers le point focal où se trouve le récepteur. Ce dernier  peut se déplacer très lentement sur des rails pour compenser la rotation de la terre afin de pouvoir observer l'astre en question pendant un temps allant jusqu'à une heure. Les signaux recueillis feront alors l'objet de traitement informatique afin d'être analysés, souvent à distance grâce à l'internet.
Simple, n'est-il pas ?


nancay1.jpgLe grand miroir sphérique (300 m de long sur 35 m  de hauteur !)

 

nancay2.jpgLe grand miroir plan orientable de l'horizontale à la verticale

 

nancay3.jpgLe récepteur sur rails, situé au point focal

 

 

Par contre, la nature des observations que font les chercheurs à Nançay est nettement plus complexe et pas à la portée de l'entendement de votre Très Humble et Dévoué Serviteur ! On est là dans un domaine très pointu qui, malgré la volonté de vulgarisation, restera obscur aux berrichons lambda non spécialistes.
Il est toutefois un domaine d'application du radiotélescope qui a eu un certain écho auprès du grand public : le fameux programme SETI , recherche d'intelligence extraterrestre. Un thème qui a été popularisé par des films de science-fiction, notamment "Contact".
Ces recherches d'éventuelles ondes radio émises, volontairement ou non,  par des civilisations extraterrestres n'a pourtant donné aucun résultat probant et elles sont d'ailleurs arrêtées pour raisons financières.
Ce n'est pas à regretter car j'ai toujours pensé que c'était également une pure perte de temps.
Je n'ai jamais cru à la possibilité de capter le moindre signal radio "intelligent" dans le bruit de fond assourdissant de l'Univers.
Ce programme partait de l'hypothèse qu'une civilisation extraterrestre devait nécessairement utiliser les ondes radio pour communiquer, ce qui revenait à supposer que toute civilisation devait nécessairement passer par les mêmes étapes que la nôtre. Rien n'est plus incertain car nous ne savons strictement rien des autres formes de vie que celles qui existent sur terre. Tout ce que nous savons, c'est que des molécules complexes, qui sont les briques de la vie, existent dans le cosmos. La Vie est extrêmement probable ailleurs, sous des formes qui, peut-être, dépassent notre imagination.  La plupart des scientifiques s'accordent actuellement pour admettre que nous ne sommes pas seuls dans l'Univers. Par contre nous n'en avons pas le moindre début de preuve et je crois même que nous n'en aurons jamais et que c'est très bien ainsi...

L'immensité de l'Univers nous protège fort heureusement de tout contact avec d'autres formes de vie potentiellement hostiles. Tout est finalement pour le mieux sur notre jolie petite planète bleue ..


 

PS Une dernière petite réflexion pour la route : si des extraterrestres réussissaient à capter certains programmes de TF1, pourraient-ils en déduire qu'il existe une forme de vie intelligente sur notre planète ?

 

Publié dans : Astronomie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 18:26

Je me suis souvent demandé pourquoi les touristes ne venaient pas à Châteauroux. Peut-être parce que la ville n'est pas touristique, me direz vous ?
Pourtant il y a des merveilles à découvrir dans cette ville injustement méconnue, ainsi qu'une petite balade dans les rues au mois d'Août me l'a démontré une fois de plus.


Ah ! la grande place de la mairie avec ses colonnes avant-gardistes qui s'intègrent si merveilleusement à l'architecture locale : on ne s'en lasse pas.
Et le Parking Diderot, chef d'oeuvre des années 1970 ! il faut se dépêcher de l'admirer car il est menacé de démolition à plus ou moins long terme. Quel dommage ce sera pour le patrimoine local !
Mais la grande curiosité de Châteauroux, c'est surtout ses commerces fermés qui se déclinent en plusieurs catégories :
D'abord il y a les commerces définitivement fermés depuis belle lurette
Puis, les commerces fermés depuis des lustres (ou tout au moins un beau lampadaire)
Il y a aussi les commerces fermés depuis peu.
Et les commerces qui ne tarderont pas à fermer.
Et au mois d'Août, cerise sur le gateau, il y a  les commerces fermés pour cause de vacances.
On atteint ainsi le summum, la quintessence de la notion de fermeture. On touche au sublime.

Bref, il règne à Châteauroux au mois d'Août une ambiance paisible de petite ville de province où l'on peut stationner gratuitement, où on peut déambuler tranquillement sans être bousculé par des hordes de touristes étrangers pas du pays. On peut s'asseoir à une terrasse déserte de café (il y en a quelques uns d'ouverts) et siroter une bonne bière sans être incommodé par le brouhaha des touristes précités.
Je me suis souvent demandé pourquoi les habitants des grandes villes surpeuplées s'entassaient au mois d'Août dans des campings de bord de mer surpeuplés, alors qu'ils pourraient avantageusement se reposer dans une petite ville de province déserte où ils ne risqueraient pas de tomber dans des pièges à touristes, vu que précisément il n'y a pas de touristes.
J'espère que les quelques images ci-dessous contribueront au développement du tourisme dans cette belle ville, mais pas trop quand même car on ne tient pas non plus à être envahis. Dans le Berry, c'est bien connu,  on a le sens de la mesure ...

 

aout1.jpg

 

aout2.jpg

 

aout3.jpg

 

aout4.jpg

 

aout5.jpg

 

aout6.jpg

Publié dans : Berrichonnitude
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 6 août 2011 6 06 /08 /Août /2011 20:48

La ville de Bourges, grande capitale du Berry recèle bien des merveilles ; des grandes comme sa Cathédrale et le Palais Jacques Coeur, mais aussi des petites merveilles, modestes, méconnues car situées en dehors des circuits touristiques. C'est le cas de l'Observatoire de l'Abbé Moreux, situé au delà des boulevards dans une rue banale et peu fréquentée, près des peu sympathiques Etablissements militaires.
Au 22 de la rue Ranchat, on peut voir ce curieux édifice de style mauresque, construit en 1907, qui fut l'Observatoire astronomique de l'Abbé Théophile Moreux (1867 - 1954). Seule la coupole a disparu mais l'édifice a été bien conservé par les particuliers qui en ont fait l'acquisition.
Cet homme remarquable, qu'on a un peu oublié de nos jours, fut au début du XX ème siècle un grand vulgarisateur scientifique. Ce fut, en quelque sorte, le Hubert Reeves du début du siècle. On lui doit, entre autres la fameuse série "D'où venons-nous ? Où sommes-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ?" qui me fit jadis forte impression.
Il est vrai que ses écrits ne sont plus tout à fait d'actualité, c'est le moins qu'on puisse dire, compte tenu de ce que la Science contemporaine nous a appris, mais ils témoignent de ce qu'on pouvait raisonnablement comprendre du monde en son temps. Et en tout cas ce qui n'a pas vieilli, c'est son émerveillement communicatif devant le spectacle de l'Univers.
L'œuvre de l'Abbé Moreux ne sera sans doute jamais rééditée. Seuls les chineurs invétérés auront la chance de tomber un jour ou l'autre sur un vieil exemplaire plus ou moins jauni , tel celui-ci portant le titre "Quelques heures dans le ciel", vendu jadis 1 franc et récemment chiné pour une roupie berrichonne !

Un beau petit voyage pour pas cher en ces temps de crise ...


moreux1.jpg

 

moreux2.jpg

 

moreux3.jpg

Publié dans : Astronomie
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 30 juillet 2011 6 30 /07 /Juil /2011 21:49

 

... pour éviter d'intituler cela "Eloge de l'informatique"!

 

Longtemps je me suis couché de bonne heure. Mais ce ne fut pas le cas hier soir, car j'avais quelques courriels  auxquels il fallait que je répondisse rapidement.
J'allumai donc l'antique PC, un modeste PC sans marque datant de 2004, un assemblage hétéroclite  de composants divers regroupés dans un lourd boîtier caché sous le bureau et refroidi par de puissants ventilateurs dont le vrombissement rassurant permettait de s'assurer qu'il était bien en fonctionnement.
Au bout d'un temps certain l'écran finit par afficher le "bureau de Windows" en diffusant une merveilleuse mélodie. Notons au passage la beauté paradoxale de ce concept. Jadis, à l'ère pré-informatique, les bureaux avaient des fenêtres ; maintenant, grâce à Bill Gates, ce sont les fenêtres qui ont un bureau ...
Enfin, j'allais pouvoir me mettre au travail et répondre à mon courrier en retard ainsi que la politesse la plus élémentaire m'y obligeait. Hélas, à ce moment, une bulle informative surgit du bas de l'écran pour me signaler que des mises à jour de sécurité pour Windows étaient disponibles et que j'avais intérêt à les télécharger et les installer fissa, sinon les pires malheurs risquaient de m'arriver.
Bon, d'accord, que j'ai dit avec résignation, et j'ai installé cette mille et unième mise à jour. Lorsqu'elle fut installée, un autre message informatif me signala que je devais redémarrer l'ordinateur pour qu'elle fût prise en compte par le système. Ce que je fis. Windows, cette fois mis encore plus de temps à redémarrer, mais finalement  il s'ouvrit.
J'allais enfin pouvoir répondre à mon courrier en retard. Hélas, ce fut alors mon anti-virus Avast (gratuit mais casse-pieds de première catégorie) qui m'afficha un gros pavé m'invitant à télécharger et installer la toute dernière version, miraculeuse sans doute, afin d'être encore plus en sécurité.
Bon, d'accord, que j'ai dit avec résignation, et j'ai installé l'ultime version d'Avast afin de rester au top de la sécurité. Ca a mouliné encore un certain temps et finalement ça s'est installé sans anicroche. J'ai encore eu droit à un message informatif m'enjoignant à redémarrer le système. Ce que je fis. Windows se ferma, puis se rouvrit au bout d'un temps certain. L'antivirus Avast se mit à mouliner pendant encore un certain temps et m'afficha fièrement que tout était à jour et que je n'avais plus rien à craindre des méchants virus.
Enfin, j'allais pouvoir me mettre au travail et répondre à mon courrier.
Un petit tour sur le web avant de commencer. Je lançai donc, d'un clic gauche de souris adroite, mon navigateur favori : Firefox. Mais alors qu'il s'ouvrait, il me signala que la version 5 était enfin disponible et qu'elle marchait 6 fois mieux que l'ancienne version et que je ferais bien de l'installer si je ne voulais pas passer pour un ringard ou pour un passéiste indécrottable !
Bon, d'accord, que je me suis dit. Allons y pour Firefox 5 puisque c'est le top de la modernitude et j'ai installé la bestiole (un panda roux en l'occurence). Ca a mis un certain temps et même un temps certain à se télécharger et à s'installer. Et Dieu merci, il ne m'a pas demandé de redémarrer Windows. Sympa cette bestiole !
Et pendant que j'admirais le nouveau look de Firefox (en fait absolument identique à l'ancien) une bulle informative est apparue au bas de l'écran pour m'informer qu'une nouvelle version de Java était disponible que je devais l'installer afin de bénéficier des fabuleux avantages de cette fabuleuse et nième mise à jour de ce machin que je sais même pas à quoi ça sert ! Alors là, j'ai dit NON et j'ai cliqué sur la petite croix de la bulle pour la faire disparaître. Notons au passage cet autre concept intéressant de croix dans les bulles ...
J'allais enfin pouvoir répondre à mon courrier en retard.
C'est alors que j'ai jeté un œil sur la pendule en bas à droite de l'écran et j'ai vu qu'il était minuit passé.
Damned, que je me suis dit, c'est encore râpé pour ce soir !
J'ai alors définitivement arrêté Windows d'un clic de mulot rageur et j'ai goûté avec délice le silence auquel le vrombissement des ventilateurs avait fait place, en pensant avec nostalgie au bon vieux temps où on écrivait son courrier à la plume, au stylo, ou avec une Remington portative, sur une feuille de papier qu'on glissait dans une enveloppe qu'on timbrait avec des timbres qu'on léchait avec sa propre langue et qu'on allait déposer dans une jolie boîte jaune ou au bureau de poste...

Publié dans : Modernitude technologique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 20:44

Enfin une belle et grande brocante berrichonne qui n'est pas un vide-poubelles : celle de Touchay, minuscule village de 250 habitants figurant à peine sur les cartes,  sis dans un coin perdu du Boischaut Sud, mais qui accueille chaque année 20.000 visiteurs !

Il est recommandé de venir tôt, car sinon la route étroite qui y mène sera bloquée par une file de voitures de plusieurs kilomètres et il sera très difficile de trouver une place de stationnement malgré la bonne organisation de parkings obligatoires à l'entrée du village.
Ici, pas de vêtements usagés, pas de jouets en plastique, mais rien que des objets anciens présentés par des professionnels. Même si on n'achète rien, on a au moins le plaisir de voir de belles choses et de passer une agréable matinée dans un cadre sublime. Les stands des brocanteurs s'alignent interminablement le long d'une petite route panoramique d'où on peut, tout en chinant, admirer les vallonnements bleutés du bocage berrichon s'étendant à l'infini, et peut être plus loin encore ...
La petite église est modeste mais charmante et à son entrée se dresse un sympathique stand de patisseries délicieuses vendues au profit de la restauration d'icelle. On peut ainsi se restaurer soi-même en contribuant à la restauration de l'église, ce qui absout totalement du péché de gourmandise, bien que cela n'annule pas les kilocalories superflues.
Il faut aussi louer particulièrement la sonorisation , avec une programmation musicale en parfaite adéquation avec une brocante haut de gamme. Du concerto pour clarinette de Wolfgang à l'arrivée vers 6 h30 jusqu'au Sacre du Printemps de Stravinski à l'heure du départ vers 10 h, en passant par une Gnossienne de Satie, une ballade de Chopin, l'allegreto de la 7 ème de Ludwig Van, un choeur de Verdi non identifié et la chanson de Solveig de Grieg, les organisateurs avaient concocté une playlist de derrière les fagots pour le plus grand plaisir des possesseurs d'oreilles en état de marche.
Bref, la brocante de Touchay est une des rares dont on peut revenir bredouille ... mais heureux.

 

touchay1.jpgLa petite église de Touchay

 

touchay2.jpgVerres bleutés devant  horizons bleutés

 

touchay3.jpgChâteau de l'Isle vu de Touchay

 

touchay4.jpgRestauration destinée à la restauration !

Publié dans : Chine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 21:34

Je me souviens que dans les années 60, c'est à dire les sixties, Châteauroux était sous l'occupation américaine. Enfin, disons que les Américains s'occupaient à  diverses activités dans ce qui était, à l'époque, une des plus grandes bases de l'OTAN. C'était d'ailleurs une occupation fort bénéfique puisqu'elle avait donné à l'économie locale un prodigieux coup d'accélérateur. C'était un age d'or dont les vieux berrichons se souviennent encore avec nostalgie.
Je n'étais pas très vieux à l'époque (quoique nettement plus jeune qu'aujourd'hui) mais je me souviens encore aussi clairement que si c'était hier de toutes ces petites choses du bon vieux temps.
Je me souviens du premier supermarché que j'aie jamais vu. Il devait s'appeler AFEX et il était situé sur la route de Lignières.

Je me souviens des premiers caddies et des grands sacs en papier marron. Dans ce temple de la consommation, on trouvait de tout à des prix dérisoire, même des cigarettes et du whisky. Il suffisait d'avoir des amis américains pour en bénéficier, mais il ne fallait pas le dire !

Je me souviens aussi de la service station attenante à la grande surface précitée, avec ses jolies pompes rouges, où les militaires faisaient le plein de gasoline pour une poignée de dollars. 


On sympathisait d'ailleurs très facilement avec ces étrangers (bien qu'ils ne fussent pas du pays) et on entretenait parfois avec eux des rapports peut-être superficiels et temporaires - mais fort chaleureux malgré l'obstacle de la langue berrichonne qu'ils ne maîtrisaient pas totalement.
Je me souviens des échanges scolaires avec l'école américaine et des merveilleuses journées passées quasiment en Amérique sans l'inconvénient de traverser l'Atlantique. Et les repas à la cantine scolaire : les saucisses américaines au goût exquis avec des haricots américains. Et le ketchup, cette sauce exotique et sublime. Et les grands verres de coca-cola, cette boisson délicieuse et rafraichissante inconnue du berrichon moyen. 

Je me souviens des gâteaux moelleux à la cannelle recouverts de glaçages multicolores, et des ice creams aux parfums étranges venus d'ailleurs.
Je me souviens que dans les salles de classe, il y avait toujours un drapeau américain et des profs qui essayaient de nous parler de l'histoire des Etats Unis dans une langue que nous ne maîtrisions pas vraiment !

Je me souviens que dans le fond de la classe, il y avait une cage avec des cochons d'Inde (guinea pigs) ...
Je me souviens qu'une fois, un prof de sports avait essayé (en vain) de nous initier aux subtilités du baseball !
Je me souviens aussi de la "route de liaison", une route en ciment que les américains avaient construite manu military pour relier la base militaire à Déols.

Je me souviens du Village de Brassioux (nom imprononçable pour les américains  et qu'ils avaient rebaptisé "brazoo") et de ses petits pavillons de plein pied entourés de jardinets tous identiques comme dans les banlieues américaines. Je me souviens encore des noms des rues "Nevada Drive" Ohio Avenue" et des Chevrolet, des Ford, des Chrysler aux couleurs vives qui les parcouraient.


Puis un jour, les Ricains sont repartis dans leurs gros avions, nous abandonnant à notre triste sort et ce fut la fin de l'âge d'or. Châteauroux retomba définitivement dans sa léthargie à l'ombre de son dérisoire "building".

Je me souviens avec nostalgie de ce temps là, ce temps béni où l'on croyait encore au progrès. Ce temps béni où l'Amérique faisait encore rêver ...

Mais pourquoi en 2011 se souvenir de ces temps préhistoriques où il n'y avait même pas de téléphones portables ni même d'internet ?


C'est peut-être la superbe exposition à la Médiathèque de Châteauroux qui , telle une madeleine de Proust, a permis à ces souvenirs enfouis de refaire surface dans ma mémoire.  Une exposition remarquable, présentant des objets d'époque, des photos, des documents exceptionnels sur l'âge d'or castelroussin. Une exposition quasiment archéologique sur une époque lointaine et si proche ...

usa1.jpg

 

usa2.jpg

 

usa3.jpg

 

usa4.jpg

Publié dans : Préhistoire
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Réclame auto promotionnelle

Recommander

Rechercher

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés