Auray et Sainte Anne du même nom

Publié le par TSF36

La petite ville d’Auray est située dans le Morbihan, c’est à dire la partie méridionale de la Bretagne. Le golfe du Morbihan (mor = mer   bihan = petit) est d’ailleurs une petite méditerranée au climat doux et ensoleillé. C’est un peu la côte d’azur de la Bretagne sans les inconvénients de la Côte d’Azur.
Auray est à l’embouchure d’un fleuve côtier, le Loch ou rivière d’Auray et possède donc un petit port dit de Saint Goustan, un des lieux les plus enchanteurs qui soient avec ses ruelles bordées de maisons anciennes, fleuries d’hortensias multicolores, de roses trémières, de chèvrefeuilles et de jasmins odorants dont le suave parfum 
embaume l’air du soir. On y trouve, sur la place principale, d’accueillantes terrasses de restaurants où l’on peut déguster poissons et fruits de mer ultra frais pêchés dans le coin.

C’est depuis les ruines du château que l’on découvre la plus belle vue du port de Saint Goustan, avec son célèbre pont enjambant le Loch.

La ville haute ne manque pas de charme non plus et possède de nombreuses maisons à pans de bois et de nombreux commerces qui en font une petite ville idéale pour un séjour en Morbihan, loin de l’agitation et des embouteillages de Vannes.

A quelques kilomètres de là, se situe Sainte Anne d’Auray qui est un peu La Mecque des Bretons, le lieu où se déroule le plus grand pardon breton. Ici, le culte de Sainte Anne (personnage dont les Evangiles ne font même pas mention)  y prend des proportions grandioses. Pas vraiment ma tasse de thé, ni ma bolée de cidre, mais cela mérite d’être vu. La basilique est d’une taille impressionnante. C’est du pur style XIX ème, autant par l’architecture que par la décoration intérieure à la limite du kitsch.

Il y a un intéressant musée dans le cloître où l’on peut admirer de superbes objets, des statues en bois polychrome, des ex-votos très originaux, remerciements déposés par des clients satisfaits des « miracles » de Sainte Anne. Curieusement, on ne trouve aucun avis négatif sur Sainte Anne !

J’ai bien aimé le « diorama » représentant une scène de pardon, réalisé au XIX ème siècle par une femme de Quiberon, à partir de minuscules coquillages, opercules de bigorneaux, ailes d’insectes et autres matériaux. Quelle minutie !
Il est toutefois un miracle indéniable que même les esprits les plus rationnels reconnaitront à Sainte Anne : c’est d’avoir fait d’un minuscule hameau une ville prospère et touristique !

Publié dans Pays lointains

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