La vie en rose à Ploumanac'h

Publié le par TSF36

Des sardines du phare d’Eckmühl à la côte de granit rose, il n’y avait qu’un pas. Car ces sardines, telles des madeleines de Proust avaient fait ressurgir de vieux souvenirs d’enfance, des vacances familiales en Bretagne dont il ne me restait qu’une photo en noir et blanc représentant le phare de Ploumanac’h sur son promontoire de granit … rose. C’était en 1962 et à l’époque, seuls les riches prenaient des photos en couleurs.

La vie en rose à Ploumanac'h

 Et comme le besoin impérieux se faisait sentir de vérifier si ces rochers étaient vraiment roses, et quelle nuance de rose, je décidai donc de me téléporter en ces lieux. Quelques clics avaient suffi.

Le sentier qui permet de parcourir le site, et dont les guides touristiques ne tarissent pas d’éloges, commence à la plage de Trestraou à Perros-Guirec, une plage qui avait le bon goût d’être déserte. On emprunte donc le sentier dit « des douaniers », bien qu’on n’y rencontre pas le moindre douanier, mais seulement quelques touristes, d’ailleurs peu nombreux en avril. Et on longe la côte jusqu’à Ploumanac’h dans des paysages sans cesse grandioses. Et qu’y voit on ?

La mer couleur d’émeraude, le ciel couleur d’azur, les ajoncs en fleurs et des rochers aux formes étranges dans lesquels l’imagination peut se donner libre cours. Il y a un rocher en forme de grenouille, un autre évoquant un lapin, une tortue et même le chapeau de Napoléon. Mais c’est le phare de Min-Ruz (pierre rouge) qui est la vedette absolue. Il n’avait pas changé depuis ma première visite, pour le grand bonheur des photographes, prenant depuis des lustres le même cliché sous le même angle.

Mais l’endroit le plus charmant demande encore quelques minutes de marche. C'est sans conteste la petite plage de Saint Guirec, avec son oratoire baigné par la marée haute, avec ses curieux rochers roses et avec sa petite île sur laquelle est construit un château rose.

Encore quelques pas pour admirer le petit port de Ploumanac’h, mignon comme tout, et s’attabler à une terrasse afin d’y déguster une galette-saucisse si on est pauvre, un homard si on est riche, ou rien du tout si on a emmené un sandwich dans le sac à dos.

Le retour se fait par le même sentier car ce paysage sublime mérite d’être admiré sous deux angles différents. On peut même s’attarder longuement pour contempler le ressac écumeux de la mer à l’assaut du granite, un spectacle fascinant qu’on voit rarement dans le Bas-Berry.

Voici donc quelques images en couleurs de la côte de granite rose. Ya pas à dire, c’est quand même mieux qu’en noir et blanc ! 

Publié dans Pays lointains

Commenter cet article