Dimanche 5 décembre 2010
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Qu'est-ce qui rime avec redoux ? Dans mon vieux dictionnaire des rimes françaises on ne trouve pas grand chose, à part doux,
hindou, saindoux, Doubs. On peut y rajouter roudoudou et d'où.
Que faire avec ça ? Pas grand chose à première vue... Tant pis, je m'y colle.
Un demi sonnet monorime en alexandrins, c'est le plus facile et ça mange pas de pain.
Et voilà, en deux coups de cuiller à pot, encore un chef d'oeuvre de la poésie berrichonne contemporaine :
Redoux
Sont-ce les souvenirs d'antiques roudoudous,
De volutes de myrrhe ou de santals hindous
Ou la suavité de frites au saindoux
Qu'on dégusta jadis dans un bistrot du Doubs ?
Non, ce n'est pas cela qui rend ce soir si doux.
Cette exquise douceur venue on ne sait d'où
Ce presque rien, amis, ce n'est que le redoux ...
Isidore Ledoux
Le redoux est également apprécié par mes nains de jardin qui émergent enfin de la neige, apparemment sains et saufs.
Mais peut-être aurais-je dû les rentrer avant la catastrophe climatique ?
Samedi 4 décembre 2010
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Vendredi 3 décembre 2010
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Hilarious joke for the British expats in Berry ...
Publié dans : Berrichonnitude
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Jeudi 2 décembre 2010
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18:34
Non, Châteauroux n'est pas une ville moche ! Disons qu'elle possède une beauté cachée qui échappe totalement aux
touristes ; c'est d'ailleurs pourquoi il n'y a pas de touristes.
En fait, le charme de cette ville est si discret, si subtil qu'il échappe même aux plus anciens autochtones, persuadés d'habiter
une ville moche (bien qu'il en soit des pires) dont le seul intérêt est d'avoir été construite à la campagne, selon le
voeu d'Alphonse Allais.
Cependant, à de rares occasions, à la faveur de conditions climatiques exceptionnelles ou d'un éclairage particulier, certains
quartiers de la vieille ville révèlent enfin leur beauté cachée, le temps d'un épisode neigeux. La neige transfigure
tout, la nature et les oeuvres de l'homme.
C'est le bon côté de la catastrophe climatique ...
Publié dans : Berrichonnitude
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Mercredi 1 décembre 2010
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17:42
Les rigueurs de l'hiver précoce n'ont pas épargné le Berry qui s'est réveillé ce matin sous un épais manteau neigeux.
De mémoire de berrichon, on n'avait jamais vu ça. A Vatan, on n'en revient pas . A Tendu, la situation est
tendue.
A la station météo de TSF 36, le bourricomètre à polarisation horizontale était enfoui sous 7 centimètres de neige qu'il a
fallu déblayer à la main. C'est dire l'ampleur du désastre.
Partout dans la ville ce ne sont que scènes de désolation ...
Le jardin public est fermé pour cause d'intempéries.
Le petit gué des Cordeliers est triste.
Le chemin de la baignade est sans issue.
Bref, le Berry est sinistré. Au secours !
Publié dans : Berrichonnitude
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Lundi 29 novembre 2010
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18:40
Demain, la ville de Déols célèbrera (en grandes pompes) le 5 ème anniversaire du nichoir à cigognes.
En effet, cette construction grandiose est certainement la plus belle réalisation de ces dernières années sur le sol
déolois.
Il faut saluer cette initiative de notre petite ville qui a su négocier, avec brio, le tournant du siècle et entrer de plein pied dans la modernitude tout en sauvegardant son riche patrimoine historique et naturel.
Ainsi, cet étonnant nichoir à cigognes vient enrichir la liste des merveilles architecturales déoloises à la suite de l'Abbaye,
de la Porte de l'Horloge et autres édifices édifiants.
Il faut admirer la parfaite verticalité du poteau EDF en bois imputrescible, obtenue grace à un haubanage dont la technique est
parfaitement maîtrisée.
La plateforme carrée est d'une grande originalité, comparée à celles qu'on voit en Alsace et qui sont tout bêtement
rondes.
Mais le plus admirable est la clôture sécurisée qui entoure l'ensemble de l'édifice, afin que les vaches Highland ne puissent
pas grimper au poteau et déranger les cigognes potentielles.
Jusqu'à maintenant, le nichoir n'a jamais vu l'ombre d'une cigogne, mais une potentialité finit toujours par se réaliser au bout
d'un certain temps, surtout un temps infini.
En attendant, quelques corbeaux déolois s'y posent de temps en temps, puis repartent en croassant comme le font tous les
corbeaux.
Une fois, cependant, le 1/04/2006 un photographe animalier a réussi à fixer sur la pellicule l' atterrissage d'un énorme poisson
volant qui fit une pause sur le nichoir avant de repartir à tire d'aile en direction des étangs de la Brenne. Mais
vu la date de la prise de vue, les experts s'interrogent encore sur l'authenticité de cette photo qui fit couler beaucoup
d'encre à l'époque.
Quoi qu'il en soit, ce 30 novembre sera un grand jour pour tous les déolois. Nul doute que les manifestations de ce 5 ème
anniversaire seront à la hauteur, sinon de la beauté de l'édifice, tout au moins du poteau EDF qui le
supporte.
Solange Lamésange, pigiste épisodique au blog TSF 36
Le poisson volant du 1/04/2006
Publié dans : Ornithologie
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Dimanche 28 novembre 2010
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19:58
... qui n'a jamais été pris en défaut :
Neige en Novembre
Noël en Décembre
Félix Nimbus, météorologue berrichon
Publié dans : Berrichonnitude
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Vendredi 26 novembre 2010
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13:14
Les instruments météorologiques de précision ne mentent jamais.
Le cochonnomètre est formel : aujourd'hui il a fait froid.
Ce matin, la queue du cochon était en effet bien gelée, ce qui ne laissait donc planer aucun doute sur la froidure.
Encore un scoop pour le blog TSF 36 qui annonce la nouvelle bien avant BIP TV, qui ne l'annoncera (peut-être) que ce soir à 18 h
30 ...
Felix Nimbus, météorologue du blog TSF36
Dimanche 21 novembre 2010
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Publié dans : Pays lointains
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Samedi 20 novembre 2010
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20:35
Voilà, des pauvres maisonnettes il ne subsiste rien, à peine un souvenir fugace qui, lui aussi, disparaîtra sans laisser de
trace.
Le monstre mécanique jaunâtre est remonté sur le gros camion qui l'avait amené, laissant derrière lui une surface euclidienne,
plate et déserte, comme si cet îlot urbain n'avait jamais existé. "Tout s'écoule", disait Héraclite. Rien n'échappe à l'impermanence, disent les sages orientaux. "Et pis pas pus", disent les
berrichons ...
Publié dans : Berrichonnitude
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Vendredi 19 novembre 2010
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18:12
Que lit-on actuellement sur les plages du Berry ? Pas grand chose en fait, vu le temps frisquet qui règne actuellement sur
l'ensemble du territoire.
Par contre, au coin du feu ou au coin du radiateur, les berrichons évoluées lisent tous "La carte et le territoire" de Michel
Houellebecq.
Normal, les prix Goncourt figurent généralement sur toutes les "shopping lists" du consommateur lambda, avec la litière
pour chat, les oeufs bio pondus à la main par des poules élevées en plein air et - j'allais oublier - le beaujolais nouveau et la rosette Cochonou qui va bien avec. Bref, c'est le must du
moment.
Eh oui, ce n'est pas parce qu'un bouquin est en tête de gondole dans tous les hypers qu'il faut le snober pour autant. Et ce
n'est pas parce qu'il est goncourisé qu'il est nécessairement mauvais.
Je me suis donc procuré, comme tout le monde, mon exemplaire, finalement pour pas plus cher qu'un repas dans une mauvaise
pizzeria, ou que quelques litres de gazole gaspillés pour un déplacement inutile.
C'est un bel objet, mesurant 21 cm sur 13,5 cm, d'une épaisseur de 27 mm et pesant 450 grammes. A l'intérieur il y a 428 pages,
toutes bien écrites avec des caractères assez gros, facilement lisibles. A priori, on en a donc pour son argent.
La bonne surprise, c'est que ça se lit facilement, sans prise de tête, et avec délectation quand on a compris que derrière le
pessimisme apparemment désespéré se cache un humour noir des plus réjouissants.
L'erreur serait de prendre au sérieux les prises de position parfois outrancières de ses personnages. Houellebecq, c'est un
humoriste subtil dont l'humour doit avoir échappé à ses contempteurs.
Mais à quoi bon se répandre en éloges dithyrambiques sur ce livre magnifique, étant donné que d'autres l'ont déjà fait bien
mieux que je ne saurais le faire, et en des termes auxquels je souscris entièrement.
Je vous y renvoie donc
...
Bonne lecture !
Publié dans : Littérature
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Mercredi 17 novembre 2010
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Parce qu'il faut bien vivre avec son temps ....
Brochure Radiola, éditée à l'intention des écoles de France (1936)
Lundi 15 novembre 2010
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20:16
Ce matin, alors que je faisais ma séance de footrunjogging, exercice hautement salutaire mais toutefois complexe, consistant à
mettre un pied devant l'autre, puis l'autre devant l'un, tout en évitant que l'un aille plus vite que l'autre et réciproquement, je pensais au paradoxe de Zénon d'Elée, philosophe grec présocratique et disciple de Parménide (du même patelin grec).
Il est évident que je n'aurais pas eu ce genre de pensée, vautré dans un fauteuil devant TF1.
Toujours est-il que cet étrange paradoxe, vague souvenir des années de lycée, était remonté à la surface sans crier gare. Il
faut peut-être rappeler que Zénon d'Elée prétendait démontrer l'impossibilité du mouvement par le raisonnement suivant : la flèche lancée vers sa cible ne l'atteindra jamais, puisqu'il lui faudra
d'abord franchir la moitié de la distance, mais d'abord la moitié de cette moitié, et ainsi de suite selon une infinité de moitiés. Elle n'atteindra donc sa cible qu'après un temps infini, c'est
à dire jamais. La flèche est donc immobile !
Evidemment, ce n'est qu'un paradoxe que les mathématiciens et logiciens ont depuis longtemps réfuté, mais Zénon, en zélé
disciple de Parménide voulait simplement illustrer le principe de son maître selon lequel l'Etre est par essence immobile et que nos sens nous induisent en erreur. Un principe ontologique
qui ne fut pas une grande consolation pour les guerriers d'Athènes ou de Sparte qui se prenaient des flèches en pleine tronche !
Toujours est-il que le coureur à pied, même nul en maths ou en logique, démontre facilement l'existence du mouvement en courant
plus vite que Laflèche, ce qui n'est pas très difficile !
Léon Laflèche
Samedi 13 novembre 2010
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13:38
Comment croire que l'humble ruisselet
prenant si discrètement sa source à Saint Priest-la-Marche soit devenu la rivière majestueuse dans laquelle semble voguer, tel un un fier vaisseau fendant les ondes, le château d'Azay-le-Rideau
?
C'est peut-être parce qu'il faut bien illustrer la sagesse populaire, selon laquelle les petits ruisseaux font les grandes
rivières ; ou peut-être parce que de la modestie, on finit par se lasser.
Alors on se laisse griser par des idées de grandeur ...
C'est donc à Azay-le-Rideau que l'Indre, sachant proche l'heure de s'abolir et de confluer avec la Loire, trouve enfin son
apothéose, avant de se perdre à jamais dans l'élément originel ...
Un site d'une beauté renversante ...
Publié dans : Pays lointains
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Jeudi 11 novembre 2010
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13:36
Première version, par Jean Sablon :
Deuxième version, par Marc Ogeret :
Si, si, c'est bien la même chanson. Seules les paroles sont "légèrement" différentes...
Explication.
Pour ne jamais oublier ...
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